Dimanche 24 mai 2009
C'est facile mais ça marche à merveille ma foi...




Sylphe
Par Sylphe - Publié dans : Musiques actuelles - Communauté : webzine musical
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Lundi 18 mai 2009
      Troisième et dernière escale du côté du soit-disant meilleur groupe de rock français du moment (laissez moi rire lol), à savoir Phoenix qui sort son quatrième album produit par Zdar de Cassius. Des trois albums précédents je garde un très bon souvenir d'Alphabetical (2004) qui était un savant petit cocktail électro-pop.
      Alors où en est donc la bande de Thomas Mars?  Je proposerai exceptionnellement deux avis, un objectif et le mien...
     Objectivement, Phoenix nous propose un joli petit album de pop. La voix tout en retenue du chanteur, une production léchée, des claviers de qualité. Des rythmes énergiques comme dans l'introduction 1.Lisztomania ou le plus rock 2.1901. 9 morceaux qui s'enchaînent avec fluidité, un cocktail de fruits frais à savourer en terrasse sous un soleil radieux.
      Disons que mon avis, lui, diffère quelque peu... Tout d'abord, je dois malheureusement reconnaître que la voix de Thomas Mars me plaît assez peu (un Mars et je pars.. pardon c'était gratuit lol). Je dirais même qu'elle est particulièrement fatigante et manque de profondeur et de variété. Impression d'entendre toujours le même chant, tout comme impression d'entendre toujours les mêmes titres... Les titres manquent singulièrement de caractère à part deux titres qui ont grâce à mes yeux (ouf doit se dire le fan de Phoenix qui me déteste déjà depuis que j'ai dit que Mars chantait mal lol). 3.Fences possède une rythmique qui me séduit, un titre qui possède davantage de ruptures de rythmes et me paraît moins monotone. Cependant, la pépite de cet album demeure pour moi le seul titre où l'on entend à peine le chanteur, à savoir 4. Love like a sunset. Un morceau instrumental de qualité qui monte, une anomalie électro en plein milieu de cet album. A n'en pas douter placer ce titre à cette place stratégique doit avoir un sens, je me donne un peu de temps pour le découvrir....
     Objectivement jolie petite pépite pop, subjectivement un album assez quelconque qui a déjà disparu de ma cdthèque...




7   /   10

Sylphe
Par Sylphe - Publié dans : Musiques actuelles - Communauté : webzine musical
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Dimanche 17 mai 2009
         Deuxième escale de ce tryptique musical. Un duo de canadiens, le chanteur Jérémy Greenspan et son compère Matt Didemus, qui forme le groupe Junior Boys. Un groupe dont j'avais écouté de ci de là quelques titres tirés de leurs deux premiers albums Last Exit (2004) et So this is goodbye (2006), cependant pas assez pour pouvoir me targuer de bien les connaître.

       Dès la première écoute de Begone dull care (hommage à un court-métrage éponyme de Norman McLaren en 1949), j'ai bien conscience que je découvre littéralement ce groupe et qu'il va vite falloir trouver du temps pour aller écouter les deux premières galettes. Car cet album est tout simplement une magnifique petite perle de synth-pop.Une superbe voix tout en douceur et féminité qui n'est pas sans rappeler un Georges Michael (oui vous ne rêvez pas j'ai bien cité Georges Michael là lol). Une ambiance 80's qui flirte perpétuellement avec le kitsch sans néanmoins jamais dépasser la ligne blanche. Une production léchée, des beats lancinants. Mais surtout une ambiance empreinte de lumière et d'optimisme.
     1.Parallel Lines nous offre d'emblée une superbe introduction aérienne: la voix de Greenspan et un accompagnement musical tout en simplcité et retenue. 2.Work est un morceau plus électro qui s'appuie sur un superbe beat lancinant (digne du générique de Supercopter! oups ne faites pas attention à cette remarque). Un morceau très solide même si je le trouve un peu trop linéaire.
   Arrivent alors mes deux titres préférés. 3.Bits and pieces est un superbe morceau d'électro-pop, très frais. Des synthés, un saxophone, des sons qui me rappellent vaguement des expériences musicales à la Calvin Harris. Et cette voix qui donne toute la profondeur au morceau. 4.Dull to pause et son magnifique rythme enfantin me séduit pleinement. Un morceau beau à en pleurer (oui bon ok j'ai une petite tendance à l'exagération lol). Sur la fin le banjo laissant sa place aux beats de Matt.
     Les 4 titres suivants (oui 8 titres c'est peu mais largement suffisant ici) entretiennent cette atmosphère lumineuse.Luxe, calme et volupté...Une préférence pour les synthés à la Fujya et Myagi de 5.Hazel et la palette de sons quatiques de 6.Sneak Picture qui reste un superbe titre.
     Le meilleur album de synth-pop de cette année 2009. Quitte à choisir je préfère ce Junior Boys au dernier Animal Collective. A bon entendeur...




8,75  /  10
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Samedi 16 mai 2009
       On est repartis pour un petit voyage de 3 jours. Première escale du côté de The Horrors, un groupe qui avait sorti son premier album Strange House en 2006. Un album très dark avec un son garage assez dur à ce que j'en ai lu car j'avoue ne pas l'avoir écouté.
      Je découvre donc The Horrors avec ce second album qui a été chapeauté par Geoff Barrow (Portishead bien sûr) et le réalisateur des clips chez le label WARP Chris Cunnigham. Il fallait bien ceci pour accompagner la bande de Faris Rotter/Badwan (chant), les Joshua Hayward (guitare), Tomethy Furse (claviers) et compagnie. Dès la première écoute, il est clair et net que le groupe a délaissé le son garage pour un son cold-wave/shoegazing. On pense dès cette écoute volontairement naive à My Bloody Valentine, Joy Division ou encore Death in Vegas (c'est fou ça j'ai tendance à voir du Death in Vegas partout, peut-être devrais-je aller consulter?lol)
     D'emblée il faut l'affirmer: cet album est vraiment très bon et très dense sans de véritable temps mort. Le morceau d'introduction 1.Mirror's Image séduit par sa montée en puissance, après une minute assez douce l'ambiance se déclare ouvertement rock, portée par la voix chaude de Faris. 2. Three Decades et 3.Who can say se présentent comme deux titres de rock péchu, le son devenant plus lourd pour le second.
   Ils annoncent un tryptique assez dément, les trois meilleurs titres à mon sens avec la perle de clôture. 4.Do you remember me plonge dans Death in Vegas (mince ça revient lol), 5.New ice age est un morceau très noisy avec ses sons discordants et son refrain en béton armé. 6.Scarlet Fields offre un refrain dévastateur.
   Les 3 trois titres suivants annoncent une accalmie relative (à noter le superbe rythme tout en lenteur et retenue de 7.I only think of you) d'où va jaillir le sublissime 10.Sea within a sea. Véritable morceau épique de près de 8 minutes qui gagne en puissance évocatrice dès la moitié.

Un album qui ira parfaitement avec ce temps froid et pluvieux.




8  /  10

Sylphe
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Jeudi 14 mai 2009
  Pour changer de style un petit détour vers la musique du monde et plus précisément vers l'univers de Lhasa avec son troisième album éponyme sorti il y a quelques semaines.
  Petite prévention avant de se lancer dans le détail  de cet album, la musique de Lhasa ne s'écoute pas n'importe comment et encore moins n'importe où. Non, on n'écoute pas Lhasa avant de partir en boîte de nuit, et non on n'écoute pas Lhasa pour se réveiller le matin (aucun risque que cela fonctionne !). Lhasa cela s'écoute lorsque l'on est sûr de n'avoir aucun parasite autour de soi (bruits de moteurs de mobylette, aspirateur des voisines (hum)...) car le moindre son a toute son importance et un bruit parasite peut modifier la perception que l'on se fait d'une chanson. Lhasa c'est avant tout une musicienne perfectionniste entourée de musiciens extrêmements doués.
  Une petite contradiction toutefois par rapport à ce que je viens de dire (j'aime les contradictions et les paradoxes que cela entraîne !), Lhasa s'écoute également très bien en voiture. J'ai découvert son premier (et magnifique) album La Llonora sur une K7 (souvenez-vous les K7 audio et leur son pourri !) qui traînait dans une voiture. Depuis cette K7 ne m'a pas quittée et accompagne encore parfois un bon nombre de mes voyages. Tous les paysages vont avec la musique de Lhasa. C'est un réel plaisir de voyager en sa compagnie.

  Toutefois, je partais avec une légère inquiétude quant à ce troisième album dans la mesure où j'avais nettement moins aimé son second opus (et ses trop nombreuses chansons en français) The Living Road. Il s'avère que la cuvée 2009 de Lhasa est très bonne. On retrouve les envolées lyriques du premier album, les sonorités latines des instruments et surtout la voix chaude et suave de la très belle chanteuse. Et enfin, elle ne s'hasarde plus sur le chemin des paroles en français, on a beau dire la langue anglaise est nettement plus musicale.
  Dès le premier titre on retrouve la poésie musicale de Lhasa et sa voix si particulière Is Anything Wrong  est un titre mélancolique auquel on peut difficilement rester insensible.
  Rising le second titre est le single que vous pouvez entendre sur nova. Un très bon titre (la réputation de la programmation musicale de nova n'est plus à faire). Un titre beaucoup plus puissant, avec des instruments plus présents et pourtant parfois quelques silences qui surprennent mais permettent de relancer la mélodie, à savoir la ritournelle du piano.
  Le reste de l'album est très harmonieux et il est clairement difficile de sortir quelques chansons du lot. C'est un album si doux, si poétique que chacun doit pouvoir trouver son plaisir en fonction de sa sensibilité. Pour ma part j'aime beaucoup Love came here et Where do you go qui sont peut-être les chansons les plus rythmiques, cela dit attention ça bouge doucement dans l'univers de Lhasa, c'est un peu le rythme d'un hamac...

  En conclusion : brutes insensibles s'abstenir d'écouter cet album !



  En bonus un extrait de son premier album "De cara a la pared", je peux vous assurer qu'en ce dimanche après-midi à Carhaix, ce fut l'un des plus beaux concerts...

Lhasa - De cara a la pared
envoyé par btayeb. - Regardez plus de clips, en HD !

Clairedelune
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Lundi 4 mai 2009
  Un album très attendu celui du groupe canadien Metric. Cet album de dix titres aux sonorités hivernales est sorti en ce mois d'avril et malgré une atmosphère plutôt sombre il n'y a pas de contre indication à l'écouter sous le soleil du printemps.
  La traduction du premier titre, qui est aussi le premier single du cd, donne le ton  : Help i'm alive ou "aidez-moi je suis vivante". J'imagine une traduction au féminin dans la mesure où c'est la (très) jolie  chanteuse Emily Haines qui pose sa belle voix sur ce texte. Cet album se veut donc sombre mais on ne tombe jamais dans la tristesse ou la mélancolie, le côté rock du groupe empêche cela ainsi que la poésie des paroles. J'aime le rythme très années 80 de cette première chanson (attention les bonnes années 80, celles du rock bien sûr), le son des guitares saturées et le métronome impeccable de la batterie. Les paroles que l'on devine porteuses d'un message donnent tout leur sens à cette chanson.
  Le quatrième titre Twilight Galaxy est tout aussi sombre mais reste très agréable. Un titre tout en douceur, sans force. D'ailleurs les guitares disparaissent au profit de la voix d'Emily Haines ce qui est très agréable même si c'est peut-être la chanson la moins rock du cd.
  Gimme Sympathie, la chanson n° 6 est pour moi l'une des meilleures. J'adore l'intro douce, puis la batterie qui entre pour donner toute sa puissance à cette chanson pour le coup très rock. Je ne serais pas surprise de chantonner Gimme Sympathie pendant tout l'été... J'aime beaucoup également la version acoustique trouvée sur le net sur le site du Cargo*, elle a décidément tous les talents cette Emily Haines ! (* Voir ci-dessous !)
  Enfin, un dernier titre bien sympathique Blindness qui laisse sa place au son des synthétiseurs et des guitares. Emily Haines ne fait que poser sa voix, sans la forcer, sur les notes de ces instruments, la profondeur du morceau étant donnée par une amplification de voix synthétiques. Une fois encore c'est lorsque la batterie entre que le morceau  prend toute son ampleur rock, il n'y a pas à dire, Metric est avant tout un groupe de vrais musiciens ! Cela donne bien envie d'aller les applaudir en live !
  En conclusion un très album avec des titres accrocheurs et même si quelques uns sont moins intéressants, il est impossible d'écouter ce cd sans avoir une envie d'y revenir !
Clairedelune



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Jeudi 30 avril 2009
     Quatrième et dernière escale de ce voyage musical de quatre jours. Je me suis choisi pour finir un de mes groupes favoris, à savoir Archive qui sort ici son 8 ème album en 13 ans d'existence. Le fan que je suis depuis leurs débuts et leur sublime Londinium restait quelque peu sur sa faim avec leurs deux dernières galettes Noise (2004) et Lights (2006). Le duo Darius Keeler - Danny Griffiths, entouré de ses chanteurs habituels Pollard Berrier, Dave Penney et Maria Q a choisi de rappeler pour cet album Rosko John, le rappeur qui avait officié sur Londinium. Symbole annonçant une volonté de revenir quelque peu aux premières sources du groupe?
      Dès la première écoute de l'album (et écouter un album d'Archive c'est se prévoir 75 bonnes minutes!) il est clair pour moi que le groupe s'est davantage inspiré de Londinium et You all look the same to me. Une volonté de rester définitivement dans ces nappes de sons électro sans trop abuser du rock noise plus présent dans Noise. Cet album est véritablement dense et pas si facile à aborder, on se retrouve presque confronté à une synthèse de la discographie d'Archive.
   Les deux titres d'introduction, 1. Controlling Crowds (plus de 10 minutes!) et 2.Bullets,  nous offrent ce son si caractéristique. Les nappes de sons qui s'amoncellent, qui montent lentement en puissance, qui s'associent à merveille avec le chant de Pollard Berrier. 2 gros titres qui nous ramènent plusieurs années en arrière. La fin puissante de 4.Dangervisit est comme annonciatrice du superbe 5.Quiet time, porté par le phrasé hip-hop de Rosko John, qui viendra de nouveau dans l'excellent 8.Bastardised Ink ou 12.Razed to the ground. 6.Collapse/Collide est un titre magnifique, symbolique de ce talent des montées en puissance. Une entrée si douce et cristalline et ce chant qui prend de la force au bout de 5 minutes.
   La fin de l'album reste de qualité mais me touche un peu moins. A vrai dire je pense que je ne l'ai pas encore assez écouté pour l'appréhender dans sa totalité. On notera cependant la belle voix de Maria Q dans 10.Whore et un 13.Funeral qui clot l'album plus en douceur.
    En tout cas Archive revient très fort avec cet album de qualité et toute foule ne demande qu'à être contrôlée avec ce genre de musique...



En cadeau, un live d'Again, titre d'anthologie.




8 ,  25  /  10

Sylphe
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Mercredi 29 avril 2009
    Troisième escale et pas la moindre. On va se poser quelques instants sur le rivage des Yeah Yeah Yeahs et de leur troisème album It's blitz. Après Fever to tell (2002) et Show your bones (2006) (très bon album porté par l'excellent Gold Lion), le trio new-yorkais composé de la chanteuse Karen O et des musiciens Nick Zinner et Brian Chase a choisi le producteur Nick Launay ( Arcade Fire entre autres) pour leur nouvelle mouture.
     Le résultat s'apparente à une jolie grosse gifle en plein visage, de celle qui risque de laisser une trace jusqu'aux tops de fin d'année 2009. Pour moi, cet album est une véritable pépite qui mérite d'être décortiquée plus qu'à l'habitude.
     D'emblée avec 1. Zero et 2. Heads will roll, YYYs veut nous offrir une ouverture très dance-floor (sans aucun mépris) avec un son électro très lourd. Des beats puissants, des basses omniprésentes et des refrains percutants. 2 titres superbes qui vont faire bouger plus d'un popotin, à coup sûr des titres à faire apparaître dans n'importe quelle playlist. Personnellement, mon goût va davantage vers Heads will roll.
   3.Soft Shock et 4.Skeletons amorcent une douce descente. On se trouve face à deux titres à l'ambiance toujours électronique mais avec un son moins lourd. Skeletons me séduit particulièrement, ce morceau vaporeux qui flirte avec la pop va lentement monter en puissance, soutenu par des percussions plus que percutantes. Un titre qui me fait penser à Arcade Fire: je ne dis pas que ça y ressemble mais en tout cas ça m'y fait clairement penser.
    Véritable rupture avec deux morceaux de rock plus acéré portés par la voix tout en tension de Karen O. Nous voilà à songer à Alison Mosshart, la chanteuse incandescente de The Kills. Un univers à fleur de peau, le chant de 5.Dull life est particulièrement électrisant.
     Arrive le sommet de l'album avec le sublissime 7.Runaway. Un début paisible, chant doux et piano fragile. Le calme avant la tempête dirait un homme aux lunettes noires. Guitare et cordes vont emmener ce titre vers les sommets. La recette de la montée en puissance à grand renfort d'instruments est si simple et si convaincante.
     La fin de l'album s'adoucit de nouveau, le chant de Karen O s'est apaisé et me fait penser à Feist. 10.Little Shadow cloture superbement l'album, morceau tout en retenue aux antipodes de l'intro Zero. Ca y est, j'ai trouvé, ce dernier titre me fait penser à Aimée Mann.
     Cet album nous offre en tout cas une palette de sensations assez impressionnante et je vous conseille de l'acheter sans hésiter. Courez chez votre disquaire le plus proche que diable!




9,5   /  10

Sylphe
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Mardi 28 avril 2009
      Deuxième escale de ce voyage musical de quatre jours avec Bat for Lashes. Natasha Khan, anglaise de Brighton aux origines pakistanaises, s'est entourée pour son second album après le très bon Fur and Gold (2006) de la musicienne Caroline Weeks. Pour tout dire je découvre Bat for Lashes à travers cet album et ne pourrai donc pas le comparer au précédent qui avait été salué par la critique.
     Dès les premières notes on est touché par le point fort de l'album, à savoir la voix de Natasha Khan qui n'est pas sans rappeler Sinead O'Connor, Tori Amos ou encore Bjork.  La tessiture de la voix est assez impressionnante, ainsi dans l'excellent morceau d'ouverture 1. Glass Natasha passe facilement d'un chant grave à un refrain qui monte assez haut dans les aigus. Certes la voix est de qualité mais la chanteuse sait de plus s'entourer: je pense ici aux choeurs de 5.Peace of mind ou à la superbe voix chaude de Scott Walker dans 11. The Big Sleep.
     Le deuxième point fort de cet album réside dans la qualité des accompagnements musicaux. Que ce soit les violons de 4.Daniel ou le piano omniprésent de 3.Moon and Moon et 6.Siren Song, le résultat est toujours percutant et laisse toujours la part belle à la voix de Natasha.
    Enfin, cet album est riche de par ses atmosphères: des morceaux doux et mélancoliques aux teintes trip-hop pour aller vers des morceaux plus électro-pop. Une richesse incommensurable.
  Je retiendrai de cet excellent album 4 titres assez représentatifs à mon sens:
1. Glass, sa voix à la Bjork et sa palette de sons
4.Daniel et 7.Pearl's dream, 2 morceaux assez proches de par leur rythmique plus rapide, plus électro-pop
6.Siren Song, superbe titre porté par le piano, qui monte sans cesse en puissance

En tout cas très belle découverte d'un univers on ne peut plus affirmé. Un album de caractère.




8,5  /  10

Sylphe
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Lundi 27 avril 2009
      De retour de vacances il est temps de relancer le blog et de rattraper quelque peu le retard accumulé, on va tenter de présenter quatre albums en quatre jours. Première escale du côté d'Alif Tree. Derrière ce pseudo se cache l'ingénieur du son français Alex Altain. Clockwork est le quatrième album d'Alif Tree après The Observatory (99), Spaced (01) et l'excellent French cuisine (06) qui, pour info, faisait partie des 10 meilleurs albums de 2006 selon Gilles Peterson.
   La pression était réelle pour confirmer French cuisine et Alif Tree a fait le choix d'enregistrer ce nouvel album à Nashville auprès de musiciens talentueux comme Tony Joe White. Parlons de suite du résultat qui pour moi reste finalement relativement mitigé.
    L'album a gardé ce son lounge, assez jazzy qui n'est pas sans rappeler des groupes comme Zero7 ou encore Pink Martini. Le morceau d'ouverture 1.Aurevoir est assez représentatif de cette tendance plus qu'agréable, un morceau instumental très apaisant mêlant piano et violons. De même,  9.Timestretched nous offre un univers instrumental très vaporeux.  Sans conteste la richesse instrumentale et la création d'atmosphères prononcées restent le principal point fort de l'album.
     La nouveauté réside davantage dans la plus grande place qui est accordée aux voix. Dans certains cas, ces voix enrichissent et portent les morceaux: je pense ici au titre qui me plaît le plus 3.Never be the same et son rythme plus énergique ou encore au très bon 4.Reality porté par une superbe voix féminine. Mais l'effet peut vite s'inverser comme dans 5.Mai qui me fatigue particulièrement avec un refrain répétitif et assez mièvre.
     La voix chaude de 2.Way down south, morceau folk/country surprenant, soulève le problème de l'unité de l'album. Vague impression que l'album part dans tous les sens, même si certaines explorations plaisent comme 8.Without her(th) qui me fait penser à Troublemakers.
    Pour conclure, cet album est un agréable album lounge jazzy mais qui peine à tutoyer les sommets. Il satisfera pleinement cependant les passionnés de musique ambient.




7   /  10


Sylphe
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