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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 16:51
    Troisième escale et pas la moindre. On va se poser quelques instants sur le rivage des Yeah Yeah Yeahs et de leur troisème album It's blitz. Après Fever to tell (2002) et Show your bones (2006) (très bon album porté par l'excellent Gold Lion), le trio new-yorkais composé de la chanteuse Karen O et des musiciens Nick Zinner et Brian Chase a choisi le producteur Nick Launay ( Arcade Fire entre autres) pour leur nouvelle mouture.
     Le résultat s'apparente à une jolie grosse gifle en plein visage, de celle qui risque de laisser une trace jusqu'aux tops de fin d'année 2009. Pour moi, cet album est une véritable pépite qui mérite d'être décortiquée plus qu'à l'habitude.
     D'emblée avec 1. Zero et 2. Heads will roll, YYYs veut nous offrir une ouverture très dance-floor (sans aucun mépris) avec un son électro très lourd. Des beats puissants, des basses omniprésentes et des refrains percutants. 2 titres superbes qui vont faire bouger plus d'un popotin, à coup sûr des titres à faire apparaître dans n'importe quelle playlist. Personnellement, mon goût va davantage vers Heads will roll.
   3.Soft Shock et 4.Skeletons amorcent une douce descente. On se trouve face à deux titres à l'ambiance toujours électronique mais avec un son moins lourd. Skeletons me séduit particulièrement, ce morceau vaporeux qui flirte avec la pop va lentement monter en puissance, soutenu par des percussions plus que percutantes. Un titre qui me fait penser à Arcade Fire: je ne dis pas que ça y ressemble mais en tout cas ça m'y fait clairement penser.
    Véritable rupture avec deux morceaux de rock plus acéré portés par la voix tout en tension de Karen O. Nous voilà à songer à Alison Mosshart, la chanteuse incandescente de The Kills. Un univers à fleur de peau, le chant de 5.Dull life est particulièrement électrisant.
     Arrive le sommet de l'album avec le sublissime 7.Runaway. Un début paisible, chant doux et piano fragile. Le calme avant la tempête dirait un homme aux lunettes noires. Guitare et cordes vont emmener ce titre vers les sommets. La recette de la montée en puissance à grand renfort d'instruments est si simple et si convaincante.
     La fin de l'album s'adoucit de nouveau, le chant de Karen O s'est apaisé et me fait penser à Feist. 10.Little Shadow cloture superbement l'album, morceau tout en retenue aux antipodes de l'intro Zero. Ca y est, j'ai trouvé, ce dernier titre me fait penser à Aimée Mann.
     Cet album nous offre en tout cas une palette de sensations assez impressionnante et je vous conseille de l'acheter sans hésiter. Courez chez votre disquaire le plus proche que diable!




9,5   /  10

Sylphe

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