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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 10:55
    Grizzly Bear nous avait charmés en 2006 avec un très beau premier album, Yellow House. Le duo issu de Brooklyn, Daniel Rossen et Edward Droste, nous avait donné quelques nouvelles dernièrement par l'intermédiaire du projet solo de Rossen, Department of Eagles. Une jolie petite pépite folk qui était donc peut-être sensée nous annoncer la venue du second opus.
     Veckatimest (nom d'une petite île déserte) arrive et Grizzly Bear compte bien la peupler de tout son univers mélodique. Autant le dire de suite cet album est un véritable chef d'oeuvre qui vient marcher sur les plates-bandes d'Animal Collective. Autant je m'étais montré perplexe face à Merriweather post Pavillion autant je suis pleinement convaincu ici dès les premières écoutes. Un savant mélange de pop/folk très expérimentale et très aérienne.
     Cet album symbolise à lui seul, selon moi, cette musique qui s'appuie essentiellement sur de l'émotion pure et sur laquelle il m'est particulièrement difficile d'écrire. Objectivement, la production est léchée, les mélodies et la palette de sons beaucoup plus novatrices que dans le dernier Animal Collective. Des titres assez différents mais une impression d'homogénéité assez surprenante. Si je devais résumer je dirais que cette musique est, par excellence, créatrice d'une atmosphère musicale affirmée. En quelque sorte une bulle dans laquelle on prend plaisir à se poser.
   Sur ces 12 titres pas un seul pour lequel on pourrait se poser la question: mais pourquoi l'ont-ils gardé? Je distinguerai quelques plages qui ont, pour point commun, de me toucher par leur richesse instrumentale: les deux superbes titres d'ouverture 1.Southern Point et 2. Two Weeks, l'excellent (sûrement mon titre favori) 6. Dory et les très bons 7.Ready, Able et 8.About Face.
   Il me paraît en tout cas urgent pour vous d'aller écouter cet album pour pallier ma difficulté à en parler. Aucun risque de déception en perspective. Bonne fuite intemporelle.




9   /    10

Sylphe

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