Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 14:19

The West Rider Pauper Lunatic Asylum est le troisième opus du groupe de rock electro anglais Kasabian. J'ai découvert ce groupe (une fois encore !) sur scène, ils m'avaient impressionnée par leur présence et l'énergie qui se dégageait de chacune de leurs chansons. Par la suite j'ai donc écouté leurs deux premiers albums intitulés Kasabian et Empire respectivement sortis en 2004 et 2006. Je retrouve donc avec plaisir les sonorités de ce groupe de britpop anglais.
  La première chanson de l'album n'est pas représentative de l'album. Underdog est typiquement le genre de single qui passant en boucle à la radio dégoûte rapidement d'un groupe et me fait détester un album. Je passe donc sur ce premier titre qui n'est en rien extraordinaire. En revanche le second titre Where did all the love go est excellent. On retrouve enfin l'originalité de Kasabian : un tempo rythmé, un refrain entêtant et surtout un accompagnement omniprésent : violons et percussions diverses. Et même vers la fin du titre des sonorités orientales qui me rappellent  le trip-hop  de Massive Attack. Pour moi une des très bonnes chansons de l'album.

La piste 3 Swarfiga  démontre (s'il le faut) que les membres de Kasabian sont également d'excellents musiciens et mélodistes. Pas besoin de paroles, ni de voix : les instruments se suffisent à eux-mêmes. Un petit clin d'oeil en parlant de mélodies, si vous tendez l'oreille sur la piste 11 Fire au moment du refrain, on a presque l'impression d'entendre du Boney M ! Je ne dirais pas que c'est une erreur de parcours (après tout qui n'a jamais dansé sur du Boney M !?!) mais c'est assez intéressant de voir que certains sons peuvent être facilement repris et arrangés à n'importe quelle sauce !

On poursuit la découverte de l'album avec le surprenant Thick as Thieves un titre tout en acoustique. Des guitares sèches, la voix du chanteur sur une mélodie quasi romantique, on se croirait presque chez les Beatles. Ils ne sont pas anglais par hasard ! Un titre qui me plaît par sa singularité au sein d'un album plutôt electo dont le symbole pourrait être le titre Vlad the Impaler : un titre digne des plus grands groupes electros du moment.

J'aime également beaucoup West rider silver bullet, qui, par ses sons sophistiqués et un chant quasi incantatoire donne l'impression d'une longue prière chantée au fin fond d'un désert (non je n'ai pas fumé, mais ce genre de chanson s'y prête particulièrement).

Il y en a donc vraiment pour les tous les goûts dans cet album. Kasabian réussit le pari du mélange de pop anglaise, d'electro et de trip-hop. Un groupe qui peut donc regrouper les fans de tous bords... pourquoi pas après tout ? Se cantonner à un seul style est parfois réducteur, et l’album de Kasabian est tout sauf réducteur.



Clairedelune



Partager cet article

Repost 0

commentaires