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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 15:36
    On attaque ce mois de juillet, qui risque d'être plus court en articles vacances obligent, avec de l'électro et le groupe Moderat. Derrière ce nom se cache le trio majeur de l'électro berlinoise: Gernot Bronset et Sebastian Szary qui forment Modeselektor et Sascha Ring alias Appart.. Ces 2 groupes avaient déjà collaboré en 2002, déjà chez B-pitch control le label d'Ellen Allien, en sortant un EP intitulé Auf  kosten der Gesundheit (au prix de la santé). Une collaboration difficile, ce qui explique la parenthèse de 7 ans.
    Les revoilà donc avec cet album éponyme. Comment vont-ils réussir à concilier les beats de Modeselektor avec les nappes de son plus pop d'Apparat? Dès la première écoute, je trouve cet album excessivement sombre, baignant perpétuellement dans une atmosphère inquiétante. De la plus pure dark  dubstep qui me rappelle d'emblée Burial, même si ce dernier fait à mon sens preuve de davantage d'inventivité. Un album qui part très fort mais, malheureusement, le feu s'éteint aussi vite qu'il a démarré... Les beats dubstep se font lancinants pour peu à peu devenir extrêmement répétitifs...
    Gardons ce début d'album. Le morceau d'ouverture 1.A new error est superbe, lente montée en puissance qui laisse place à des beats puissants qui s'affirment au milieu d'une nappe de coton à la Apparat. Un très beau jeu de contrastes, qui se retrouve en quelque sorte dans 2.Rusty Nails. Pour ce morceau (de même que pour 11.No 22), Sascha Ring chante et apporte la douceur de son chant qui colle parfaitement au son dub. 3.Seamonkey, dans la plus pure lignée de Modeselktor, offre des boucles de sons très flippantes: un morceau oppressant.
  La suite se fait plus poussive, la voix de Paul Saint Hilaire ne sauve pas 4.Slow Match. 5.3 Minutes of et 6.Nasty Silence sont deux titres dub finalement assez quelconques. On se surprend même à apprécier le chant de Dellé dans 7.Sick with it car il nous libère de l'oppression instrumentale. 9.porc#2 est plus convaincant dans sa montée en puissance alors que 11.Out of sight nous laisse sur une touche agréable digne de Burial.
   Finalement, on sort de cette écoute avec un avis mitigé. Certes un album coup de poing mais comme la pochette de l'album l'indique Moderat ne tape pas encore au bon endroit...




7  ,  5    /   10

Sylphe

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