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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:28

            Après bientôt deux mois de "travailler trop pour gagner pareil", je peux d'ores et déjà vous dire que (1) ça n'apporte pas grand-chose dans la vie et (2) la recherche Google "vivre du RSA" commence à prendre tout son sens. Enfin, j'exagère, je compte tout de même un point positif : j'ai perdu 4 kilos, je vais donc pouvoir me permettre de faire l'impasse sur les dossiers régime de Biba et Glamour. Youpi ! J'ai sauvé des arbres. Prends ça et rentre chez toi, Nicolas Hulot.

             Mais comme il faut bien malgré tout continuer à sortir un peu le nez de chez soi, quitte à s'endormir sous des escaliers ou sur des toilettes, ce qui vaut toujours mieux que l'inverse, j'ai réalisé voilà deux semaines un combo qui fait son petit effet dans les soirées chic de la capitale : un doublé d'Arcade Fire, avec un premier concert au Zénith le mardi 28 juin et une virée impromptue au Main Square Festival d'Arras le samedi suivant. Let's go sur un coup de tête ! C'est d'ailleurs à grand regret que je ne suis pas restée sur place pour Moby, qui montait sur scène juste après l'armada canadienne pour nous faire danser jusqu'au bout de la nuit. HA ! Je vous ai bien eus, avouez. Il va sans dire que j'ai filé sans demander mon reste de peur d'entendre les premières notes de son set. Beurk. 

            Un mot en passant sur ce festival : c'est bien situé, facile à trouver, pas mal foutu du tout, pas trop grand, et ça propose un bar à vin et à champagne. Que demander de plus ? Ah oui, une bonne programmation... Quelques jolis noms : Arcade Fire, justement, mais aussi Portishead, The National et Fleet Foxes, et puis à titre plus personnel, Jenny & Johnny, dont j'ai bon espoir de vous reparler avant la fin du mois. Si si, on y croit. On y trouvait aussi du plus chiant (Linkin Park, Limp Bizkit, Yodelice, vraiment ?), voire du carrément discutable (cette ignominie qu'est The Pretty Reckless). En d'autres termes, je réserve mon jugement définitif pour l'année prochaine, mais pour l'instant je suis plutôt pour. Bisous, le Pas-de-Calais ! 

            Mais revenons-en un peu au Feu de l'Arcade ! Ne nous voilons pas la face plus longtemps, il devient de plus en plus difficile de dire des choses intéressantes sur ce groupe, qui a fait les choux gras (j'ai toujours rêvé de dire ça !) de la presse et des blogs en se raflant l'air de rien un Grammy du meilleur album en 2010. C'est là que tu te dis que la déco doit être sympa, dans les W.C. à Win et à Régine. Puisque tout le monde semble d'accord pour dire que leur musique est originale, créative et réussie, je vais donc me contenter de résumer ce que j'en pense en une poignée de mots : dense, diffus, mais jamais disparate et toujours harmonieux. Sur le papier, la multitude de gens et d'instruments pourrait bien laisser présager la pire des cacophonies, mais le résultat est d'une efficacité d'autant plus impressionnante qu'elle est improbable. (En effet, je fais rarement confiance à la foule. Pourquoi, vous oui ?) 

            Alors voilà, un concert d'Arcade Fire, c'est ça : un paquet de monde sur scène, des instruments partout, et vas-y que je cours dans tous les sens pour changer de place, et où t'as encore rangé mon accordéon, je le retrouve plus, tu pourrais quand même faire un peu attention à tes affaires. Une plongée dans leur quotidien, pour ainsi dire. Mais surtout, et encore une fois de façon totalement étonnante, leur musique riche, foisonnante et mélodieuse s'adapte à merveille à ce genre de grandes scènes, et même si, bien entendu, on préférerait les savourer en plus petit comité (ah tiens, cette phrase me rappelle ce documentaire sur le cannibale japonais ; merci, Planète Justice !), il faut bien reconnaître que devant des milliers de personnes, eh ben ça le fait pas mal, quand même. C'est peut-être aussi que chacun de leurs titres est un tube en puissance, allez savoir, et puis en règle générale, j'applaudirai toujours (ou presque) un groupe qui fait reposer un de ces titres les plus sautillants sur une énorme ligne de xylophone ("Power Out" ! Amour et arc-en-ciel !). 

            Et comme je n'ai pas de conclusion, si ce n'est que je compte bien les revoir avant la fin de l'été pour combattre ce mal-être professionnel qui me ronge, et que vous aurez compris que mon coeur leur est acquis à jamais et que tout le monde devrait les voir au moins une fois sur scène, et pour un concert complet qui ne serait pas interrompu par la pluie, je vais vous balancer des vidéos violemment dans la tronche. Et les regarder en entier, en poussant des soupirs nostalgiques. Et ensuite, je retournerai travailler en maugréant dans ma barbe naissante.

 

 

"Rototo, rototo, rototo, rototo..." Je ne vais pas vous mentir : sur le moment, on a beaucoup ri de notre blague.

 

 

Soyez rassurés, la Société Protectrice des Xylophones a fait parvenir un courrier recommandé au manager de ces gens.

 

 

 

Parce que c'est ça aussi, Arcade Fire, et que Dalida n'a qu'à bien se tenir. Enfin, on se comprend. Également, je convoite cette robe à sequins.

 

 

Eh oui. Mais à écouter "The Sprawl II", en même temps, est-on vraiment surpris ?

 

Suzy C.    

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Published by Sylphe
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