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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 17:09

        Il s'appelle Will Wiesenfeld, il est californien, il est signé sur le brillant label Anticon grâce à un certain cover_crop-copie-18.jpgDaedelus, il sort son premier album avec Cerulean mais surtout, pour reprendre un de ses titres, il est devenu dernièrement une de mes principales excuses pour voyager. Un voyage onirique et instrumental qui m'évoque pour cette année 2010 Pantha du Prince. Le son de Baths est d'une richesse incommensurable sans néanmoins tomber dans une complexité trop savante. Les beats aquatiques de Bibio ou Pantha du Prince, les nuées vaporeuses d'un Boards of Canada, l'abstract hip-hop d'un Flying Lotus, les douces voix d'un Yeasayer, la synth-pop d'un Sébastien Schuller, Baths a su avec finesse s'approprier toutes ces riches influences pour créer un opus satiné de mélancolie.

      D'entrée, 1.Apologetic shoulder blades se présente comme une somptueuse terre de contraste, entre les choeurs mélancoliques et des beats aquatiques donnant une tournure plus expérimentale au morceau. 2.Lovely bloodflow, joli titre oxymorique, fonctionne sur cette même volonté de clair-obscur, les beats secs contrebalançant un chant montant haut dans les aigus et un piano touchant de discrétion. Après un 3.Maximalist plus expérimental et volontiers théorique, 4. ♥ offre une des plus belles plages de douceur de l'opus, porté par un piano et un chant que n'aurait pas reniés Sébastien Schuller. Les quelques voix enfantines de 5.Animals évoquent le dernier Bibio quand surgit l'hymne au label Warp, 6.Rafting Starlit Everglades, hommage à peine voilé à Boards of Canada, véritable échappée atmosphérique.

     7.Hall, le titre me touchant le plus dans sa démarche, me fait défintivement poser le genou à terre. Une minute d'introduction s'apparentant à un joli bidouillage sonore abstract qui laisse soudainement sa place à des choeurs magnifiques de mélancolie. Un des plus beaux titres de cette année, n'ayons pas peur de l'affirmer. Que dire après avoir atteint un tel paroxysme de beauté, parler des oiseaux et de cette fontaine apaisante qui enveloppent la belle voix de Baths dans 9.Rain Smell, s'attarder sur le rythme complexe de 10.Indoorsy ou savourer la pépite pop de 11.Plea que Yeasayer aurait sûrement rêvé d'interpréter? Tout est possible mais mon doigt a déjà appuyé sur le bouton play, l'envie de voyager de nouveau était finalement trop forte...

 

Sylphe

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