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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 13:09

La dernière invitation en date de Gorillaz : passer un moment dans leur nouveau lieu de villégiature et de travail. Direction donc la Plastic Beach. Lieu intriguant en soi, puisque le communiqué de presse officiel précise, je cite : "Le groupe s'est retiré dans une île secrète, flottant très au sud du Pacifique sud. Le quartier général Plastic Beach, fait de détritus, de débris, et de restes délavés de l'humanité. Cette Plastic Beach est le coin le plus éloigné de toute terre habitée sur terre ; le coin le plus désert de la planète."

Accueil tranquille par une Orchestral Intro, avant que ne se succèdent les moments d’enregistrement. Tantôt Damon Albarn bosse ses propres créations, tantôt il laisse généreusement la place à ses invités. Et ils ne manquent pas : Snoop Dogg sur l’amusant Welcome to the world of the Plastic Beach, Mos Def. et Bobby Womack sur Stylo (le single du moment), tandis que De La Soul vient colorer Superfast Jellyfish. On s’arrête là ? Et bien non… Some Kind of Nature, un des morceaux les plus touchants à mon goût, accueille Lou Reed, légende vivante capable du meilleur comme du pire depuis 40 ans. Soyons clair : si le Velvet Underground vivait encore, il aurait écrit ce génial Some Kind of Nature, minimaliste et efficace à souhait. Sur la fin, retour de Mos Def. pour le festif Sweepstakes et de Bobby Womack dans un Cloud of Unknowing soul et crépusculaire. Comme on en redemande encore (oui, je sais c’est déjà vertigineux), on n’oubliera pas de citer Little Dragon, Bashy, ainsi que deux anciens des Clash : Mick Jones (guitariste) et Paul Simonon (bassiste).

gorillaz-plastic-beach-copie-2.jpg

Avec tout ce beau monde, on en oublierait presque que Plastic Beach est une galette de Gorillaz. Qu’on se rassure, Albarn & Co n’ont pas fait faire le boulot aux autres. En témoignent les Rhinostone eyes, On Melancholy Hill, Broken, Plastic Beach ou Pirate Jet. Ces titres nous rappellent quelque chose, mais on ne sait pas vraiment quoi. Un peu d’Alan Parson’s Project pour le côté aérien ? Quelques gouttes de Giorgio Moroder pour les sonorités ? Une pincée de Pink Floyd dans la construction des arrières plans sonores ? Oui, un peu de tout ça, mixé, absorbé, digéré et régurgité par Gorillaz. Collez la voix incroyable de Damon Albarn sur ces compos et vous obtenez des pistes qui égalent largement celles de Gorillaz (2001) ou Demon Days (2005), déjà des références en la matière.

A la fin de la visite, 56 minutes plus tard, la conclusion s’impose. Le talent de Gorillaz-Damon Albarn est plus que jamais là : être capable de mélanger des dizaines de styles et d’influences pour en faire un objet musical et un univers bien à soi. Prolongation du CD : le DVD inclus dans l’édition Experience qui comprend notamment un docu sur la réalisation du projet. Chapeau bas à Gorillaz.

Raf

 


 

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