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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 17:17

          Il est des incohérences mystérieuses dans toute culture musicale et je dois reconnaître que le cas de PJcover_crop-copie-32.jpg Harvey en est un bien bel exemple me concernant. En effet je n'ai jamais cherché à forcer le destin qui ne m'a jamais placé sur le chemin des 7 premiers albums de Polly Jean. Il aura suffi d'un brin de chance, d'une envie inconditionnelle d'acheter un vinyle et de craquer sur cette belle pochette qui évoque le test de Rorschach ou encore réveille les souvenirs du clip de Crazy de Gnarls Barkley. Ou comment il est bon de vaquer au gré du hasard et des rencontres musicales, en tout cas il était écrit là-haut que je ne ferai connaissance avec cette célébrissime figure de la musique anglaise que lors de ce 8ème opus intitulé Let England Shake où comme à son habitude PJ Harvey s'est entourée à la production de John Parrish et Mick Harvey ( ex Bad Seed).

        Il est des limites amères à l'écriture et à la retranscription des sensations à l'écoute de certains albums. Si la musique de PJ Harvey est tout simplement sublime et qu'il me paraît hautement égoiste de ne pas la partager et de ne pas provoquer des rencontres avec l'anglaise, je sens aussi mon incapacité à vous retranscrire l'essence de cet opus. Par conséquent je n'évoquerai ici que quelques réflexions fugaces qui je l'espère auront au moins le mérite de vous persuader d'écouter cette belle pépite.

1/ La richesse de la voix de PJ Harvey qui sait se faire mystérieuse, collant parfaitement à un univers baroque digne de Lykke Li ou Cocorosie (1.Let England Shake ou le torturé à souhait 7.England), ou au contraire plus cristalline en mode falsetto sur le très beau 6.On Battleship Hill.

2/ Une capacité à créer de superbes mélodies pop avec 2. The Last Living Rose où l'impression d'entendre chanter Irène d'Arcade Fire ne me quitte pas.

3/Un sens de l'auto-dérision évident au milieu de ces textes qui ont pour sujet principal la guerre avec ce clairon surprenant de 3.The Glorious Land, superbe morceau qui monte lentement en puissance et évoque par son énergie communicative Yeah Yeah Yeahs.

4/Une production léchée et une instrumentation particulièrement riche (l'auto-harpe, le saxophone de 4.The words that maketh murder, le piano de 10.Hanging in the wire, le mellotron de 12.The colour of the Earth...)

5/De superbes plages de douceur comme 5. All &everyone qui évoque les débuts de Sébastien Schuller.

6/ Des clins d'oeil cocasses ( l'instru du début de 9.Bitter Branches me fait penser aux premiers accords de Where is my mind? des Pixies) qui peut-être n'en sont pas, allez je vous l'accorde.


     Vous l'aurez bien compris, ce Let England Shake est le gros coup de coeur de ce premier trimestre 2011 et je vais de suite plonger à corps perdu dans la discographie de PJ Harvey pour mettre fin à l'incohérence mystérieuse.

 

Morceaux préférés: 3. The Glorious Land

                                    2. The Last Living Rose

                                    1. Let England Shake

                                    7.England

                                    6. On Battleship Hill

 

 

Note  8.5   /  10

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commentaires

claire 23/02/2011 17:42



J'ai vraiment accroché aux premières chansons de l'album qui sont vraiment sublies,mais je trouve que la fin du CD est plus inégale.