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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 21:09

D’un gratteux à l’autre… Alors que je vous parlais de John Butler voilà peu en rapprochant sa démarche musicale des grands jazzmen, allons faire un tour par chez Ben Harper. Et écoutons, si vous le voulez bien, son dernier live, sobrement (mais longuement !) intitulé Live from the Montreal international Jazz Festival. Ouf, on reprend sa respiration !

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Ici, point d’acoustique et de blues intimiste, c’est du gros son d’entrée de jeu. Et pour cause : Ben Harper se produit avec le Relentless 7, formation blues rock avec laquelle il a déjà commis Both sides of the gun (2006), sans toutefois la nommer, et plus récemment White lies for dark times (2009).

On retrouve donc ici le son de ces deux galettes, avec toutefois l’énergie live en plus. Shimmer & shine ou Number with no name, d’entrée de jeu, posent un rock lourd et puissant. Un poil plus loin, Lay there & hate me nous replonge direct dans le Band of Gypsys de feu Jimi Hendrix. Que demander de plus ? Encore, encore ! Et bien d’ailleurs, voici une reprise de ce même Hendrix, et pas des moindres : Red House, dans une version ma foi assez convaincante. Harper avait d’ailleurs fait bonne reprise du Voodoo Chile il y a quelques années. Petit retour dans le passé, avec Another lonely day, tirée de Fight for your mind (1995).

Voilà, en quelques pistes, toute l’exploration musicale du personnage. Je ne m’attarde pas sur les dernières pistes de l’album, qui ne sont que d’excellentes versions de morceaux récents toujours cuisinés au son du Relentless 7. Ce nouvel objet musical est surtout l’occasion de mesurer la vertigineuse carrière de Ben Harper : après des années 90 entamées au son d’un blues acoustique, premier virage avec les Innocent Criminals, puis détour par le gospel en compagnie des Blind Boys of Alabama et aujourd’hui le Relentless 7.

Ben Harper ne joue pas l’opportunisme en suivant le courant musical à la mode. Il prend des risques, tente de nouvelles formules. Et si parfois le résultat lasse un peu (ce fut mon cas avec Lifeline en 2007), la démarche laisse toujours admiratif. L’homme sait expérimenter, revisiter ses standards et retomber sur ses pieds en restant l’excellent musicien qu’il est. Aujourd’hui Relentless 7, demain peut-être, enfin, l’album reggae tant espéré. Quelle que soit la route empruntée, on sera là.

      

 

 

Raf

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