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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 22:15

      Lorsque j'ai appris que le frontman de Bloc Party, Kele Okereke, sortait son premier album en solo c'est cover_crop-copie-8.jpgsans aucune hésitation et avec une curiosité avide que je me le suis procuré. Une pochette plutôt surprenante pour un artiste doué d'une sensibilité aigue qui préfère se dépeindre en boxeur qui exhibe ses muscles (certaines mauvaises langues diraient que Kele vise son nouveau public homosexuel...). A la production on retrouve XXXChange qui s'est occupé entre autres de The Kills.

      On se lance à corps perdu dans l'écoute et c'est tout d'abord une incompréhension médusée qui nous attaque avec le tryptique qui lance l'album. 1.Walk Tall, s'il a le mérite de surprendre, me déçoit avec ce beat de fond electro-techno qui couvre totalement la voix de Kele. Et que dire de la soupe dance FM proposée avec 2. On the lam? Passons vite, 3.Tenderoni s'en sort lui un peu mieux dans cette veine dance FM qui fait penser au dernier album de Calvin Harris. Les foules devraient bouger leurs corps sur ce titre cet été mais, en quittant Bloc Party pour ce projet, je pensais davantage que Kele allait choisir une voie plus intimiste. Fort heureusement la suite va s'avérer de bien meilleur aloi.

      Première bonne surprise avec 4.The other side qui voit le retour des guitares qui supplantent les synthés. Titre encourageant bien qu'inconstant, il annonce la première pépite de l'opus 5. Everything you wanted où l'on peut apprécier toute l'émotion se dégageant de la voix chaude de Kele. C'est apaisé et cela réveille le fantôme de Bloc Party qui reste en filigrane sur toute la fin de l'album. 6.New Rules reste dans cette dynamique de douceur en offrant un joli duo de voix douces. Le tryptique du début paraît déjà si éloigné...

     S'ensuit mon titre préféré 7.Unholy Thoughts que n'aurait pas renié Bloc Party, au refrain addictif sur un rythme minimal. Superbe d'intensité. Que Kele veuille emprunter une voie plus électro pour son album solo n'est pas dans l'absolu  pour me déplaire, la preuve avec 8.Rise qui séduit par sa palette de sons et la complexité de sa structure ou encore le surprenant 9. All the things I could never say. L'album se clot sur 10.Yesterday's gone, nouvelle déclaration d'amour à peine masquée à Bloc Party.

      L'impression d'ensemble demeure finalement mitigée tant les tentatives de trouver un son électro/dance restent assez décevantes à mon goût. Tous les meilleurs titres de cet opus sonnent Bloc Party et, au risque de déplaire, on est en droit de se demander si, sur un plan purement musical et non personnel, ce projet avait une vraie justification.

 

Sylphe

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