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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 08:00

     Presque trois ans après l'excellent Dystopia, voici nos amis australiens de retour, épaulés par lecover-copie-10.jpg producteur Chris Moore ( TV on the radio, Yeasayer...) pour leur deuxième opus intitulé The Crystal Axis. Un bref aperçu était déjà apparu dans la compilation Maison Kitsuné 8 avec le titre This new technology qui laissait augurer une somptueuse électro spatiale dans la lignée directe du premier album.

      Avant de se lancer dans l'écoute veillez bien à vous prévoir un bon laps de temps car le menu proposé est plus que copieux avec 19 titres pour presque 1h15 d'écoute. Certes il convient de relativiser car sur la fin on peut retrouver 5 titres tirés du premier album dans des versions quelquefois différentes comme l'acoustique 16. Road to recovery acoustopia ou le remix surprenant de 17.Into the galaxy par Metronomy. C'est peut-être justement un des principaux reproches que je peux faire à cet album qui, pour moi, s'étale trop et aurait mérité d'être davantage condensé. Ce qui se ressent d'autant plus que cet opus est très homogène et ne regorge pas autant que Dystopia de titres-phares incontestables. Je reconnais donc volontiers une légère pointe de lassitude qui peut apparaître sur certaines écoutes, malgré mon accord total avec la musique.

       En effet, The Crystal Axis est une belle réussite instrumentale. Gardant les synthés spatiaux dignes d'une série de science-fiction qui avaient fait le succès du premier opus afin de créer des atmosphères mystérieuses, Midnight Juggernauts a de plus privilégié à une électro assez froide une veine plus électro-pop sans se dénaturer. Les fans du premier opus - dont je fais très clairement partie- savoureront ainsi avec plaisir l'introduction angoissante 1.Induco évoquant une rencontre du troisième type du XXIème siècle croisée à un relent de Virgin Suicides, le single 4.This new technology et ses synthés imposants semblables à des orgues ou encore le plus sombre 10.Dynasty.

     Peut-être se montreront-ils plus méfiants face à la tentation électro-pop digne du premier MGMT qui étreint nos Australiens (ou serait-ce une tentative de solidarité nationale avec Empire of the Sun? ) mais celle-ci s'avère vite savoureuse. Il paraîtra difficile de résister au refrain dévastateur de 2.Vital Signs qui évoque les tubes du premier opus, à la sucrerie pop 3.Lifeblood Flow -choeurs à l'appui ou au très MGMT 6.The great beyond qui se permet même de faire un appel du pied sur la fin au rock comme 5.Lara vs the savage pack. Certes, il faut reconnaître que Midnight Juggernauts ne fait pas mouche à tous les coups et peut tomber dans les excès pop avec 9.Winds of fortune et ses choeurs d'une naiveté quelque peu désarmante.

      Finalement l'équilibre entre l'électro et la pop est plutôt juste et cet opus se consomme avec aisance. Méfiance tout de même pour la suite, espérons que Midnight Juggernauts ne se tournera pas exclusivement vers la pop pour plaire aux foules...

 

 

Sylphe

 

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