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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 15:45

        Après un mois de méditation sur les montagnes tibétaines à essayer d'analyser le positivisme de lacover_crop.jpg démarche heuristique dans la didactique française, j'ai décidé de laisser voguer mon instinct en revenant aux affaires de ce sublime blog que mes comparses Emma la bretonne et Raf against the machine ont continué à alimenter. Rassurez-vous, même au Tibet il est possible d'écouter du son et je me suis gardé sur ces 2-3 derniers mois quelques beaux albums pour fêter mon retour.

    Aujourd'hui, j'ai décidé de mettre à l'honneur un duo français, couple aussi bien dans la vie que sur scène, avec John et Jehn alias Nicolas Congé et Camille Berthomier. Un duo qui chante en anglais, s'est expatrié à Londres pour faire les yeux doux au producteur Dave Bascombe ( Depeche Mode, Tears for Fears, Echo and the Bunnymen) et sort ici son second opus après The Début Album en 2008.

     Ces quelques informations biographiques posées, il est temps d'écouter et de tenter d'analyser un tantinet soit peu ce très bel album qui m'a pleinement convaincu. Après 1.Intro et ses quelques orgues en fond arrive d'emblée le titre éponyme de l'album, 2. Time for the devil qui s'avère être un des titres majeurs de l'album. Un mélange instrumental très axé pop psyché par ses choeurs - instru digne du dernier MGMT soit dit en passant - et en contraste la voix caverneuse très Iggy Pop de John. Ce contraste me séduit et 3. Oh my love confirme dans la foulée toute la variété de l'opus. Cette fois, c'est Jehn qui démontre ses talents de chanteuse, un chant très sensuel qui évoque pour moi le chant de Karen O (Yeah Yeah Yeahs). Un rythme plus lent, plus glam-rock que n'aurait pas renié The Kills et un morceau qui finit en trombe, quand les voix de John et Jehn se marient pour la superbe montée en puissance finale.

     4. Shy propose un morceau très new-wave qui n'a rien de timide - oui les moines tibétains n'ont pas réussi à bannir de moi les jeux de mots faciles -, s'appuyant sur des guitares et une batterie convaincantes. Du bon rock qui me confirme que je préfère chez John et Jehn les morceaux les plus sombres et péchus. En effet, malgré un refrain de bon aloi, je peine à accrocher à la lenteur de 5. Vampire, morceau particulièrement classique dans sa structure. Il en sera de même pour des morceaux comme 7.Prime Time ou 13. O'Dee qui me laissent plutôt de marbre.

      Mais que dire par contre d'un 6. And we run, hommage déclaré à Yeah Yeah Yeahs ou Siouxsie and The Banshees si on remonte plus loin?  C'est juste superbe d'énergie. Pour rester dans les pépites de l'album, 8.Down our streets me séduit aussi pleinement, jouant toujours sur le contraste entre la voix de John et un univers instrumental léger et frais digne de la fanfare canadienne de Broken Social Scene. Ajoutons-y le très bon 9. Ghosts qui par son rythme électro-pop rappelle les meilleures périodes de Goldfrapp, deux superbes morceaux 10. Love is not enough et 11.Shades où les voix de John et Jehn jouent à se répondre. Je vais gourmand en références dans cet article mais pour l'anecdote ce jeu de voix dans 11.Shades m'évoque la cold-wave de The XX tout simplement...

        Un superbe album à aller écouter de toute urgence, il vous suffit de voir les références citées pour voir à quel point cet album vaut son pesant de cacahuètes...

Sylphe

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