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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 19:34

      Avec ce titre que Jésus Christ aurait très certainement peu apprécié, le club de gym des mangeurs de pains cover_crop-copie-2.jpgHarrys est de retour. Ou comment en une phrase toucher d'entrée le fond en terme de jeux de mots de haut vol... Plus sérieusement, après un premier opus éponyme en 2008, voilà le retour du quatuor norvégien Harrys Gym, trois hommes entourant de tous leurs soins la fragile et nordique voix de Lise Frokedal. Un album produit par l'omniprésent James Rutledge qui a déjà travaillé avec quelques groupes de seconde zone tels que Bloc Party, Grizzly Bear, Late of the pier, The Kills ou encore Radiohead...

    Pour tenter de définir le son de cet opus me viennent les noms de Bat for Lashes, Royksopp ou une Fever Ray qui aurait tourné le dos à ses démons chamaniques. Disons une électro-pop plutôt éthérée qui sait jouer sur les contrastes entre la belle voix de Lise et un univers instrumental plus dense qu'il n'y paraît aux premières écoutes. Le début de l'opus est d'une luminosité frappante, 1.Old Man fait la part belle au chant avec une rythmique qui m'évoque un titre du premier opus d'Arcade Fire ( mais là, je reconnais une certaine flemme -ou hommage déguisé aux grèves du moment- qui m'a absolument empêché de rechercher le nom du titre). 2.The Visitor et 3. Mountains participent de cette même volonté d'apaiser l'auditeur et de le préparer à une suite d'album plus hétérogène et instable.

     4.No hero surprend agréablement avec son introduction IDM qui rappelle que la Norvège de Harrys Gym n'est définitivement guère éloignée de la Suède du Royksopp des débuts.  Drums et guitares qui enveloppent avec grâce la voix de Lise, drums qui se montreront de nouveau à leur avantage dans 5.Extraordinary Girl, titre qui sonne très Natasha Kahn. Les guitares se démarqueront, quant à elles, dans l'excellent 7.The Ring, volontiers tenté par les sirènes rock.

     8.Sailing home s'impose comme un des autres titres majeurs de l'opus, la douce introduction se laissant peu à peu submerger par les couches de sons. Une superbe montée en puissance comme je les aime. La fin de l'album prolonge le voyage nordique tout en simplicité pour faire de cet album un joli moment de poésie norvégienne.

 

Sylphe

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