y puis j'ai pensé également au très expérimental dernier Nosfell mais je me suis dit que les mots "planant" et "expérimental" ne sont pas des
mots à employer en été. En août, on parle de fête, de joie, de bonheur, de son qui pulse, de son qui fait danser et certes pas de musique à écouter au chaud au fond d'un lit douillet. Ne trouvant
pas dans les récentes nouveautés de musique qui correspondent à cet état d'esprit je suis allée fouiller au fin fond d'un carton (je vous rassure je ne stocke pas mes cd dans un carton, c'est
juste que ce carton est ressorti de nulle part suite à un déménagement !) et j'ai trouvé LE cd. Celui de mes jeunes années de festival, celui de mes premiers bonds dans les fosses, celui de tous
les délires. Alors OK c'est du vieux, mais c'est du bon. N'est-ce pas là l'essentiel ?Pour ceux qui ne maîtrisent pas l'art du rock alternatif La Ruda est l'un de ses chefs de file. Groupe orginaire de Saumur, ils ont percé à la fin des années 90 et au moins deux de leurs albums valent le détour, je pense au Prix du Silence et bien sûr à L'art de la joie. Un album sur lequel on peut danser, sauter et aussi tomber (private joke).
Trois-quatre titres en vrac qui me font bouger sur cet album (même si je pense qu'il peut sans problème s'écouter intégralement tellement il est réussi) : Le bruit du bang qui ouvre le cd sur un pur son de cuivre et qui dérive assez rapidement vers un rock endiablé. C'est là toute la force de La Ruda : le savant mélange entre le ska cuivré et la pulse rock. Que le bon l'emporte ma chanson préférée sans aucun doute, je peux me la passer en boucle (c'est d'ailleurs ce que je fais !) sans me lasser, si cette chanson ne vous donne pas envie de bouger passez votre chemin.. Rien venir pour son rythme ska et ses paroles faciles à chanter (même si comme moi on ne sait pas chanter). Et enfin Numero 23 qui débute bien sagement pour se lâcher à chaque refrain. Petit conseil en cours de route, les paroles sont bien à écouter ils ne font pas que brailler ils passent des messages (parfois).
Un rapide tour on the web m'a permis de voir que la Ruda a sorti un nouvel album Grand soir cette année. Il n'a visiblement pas trop percé, c'est l'inconvénient avec ce type de groupe on a tendance à rester sur nos amours de jeunesse...
Clairedelune
jolie Sophie Michalitsianos, d’origine anglaise, australienne et
grecque. Une musicienne accomplie, pianiste et violoncelliste formée au conservatoire de Sidney. Remarquée par Mark Linkous du groupe Sparklehorse, elle a notamment contribué à deux de leurs
albums : « Good Morning Spider » et « It's a Wonderful Life ». Elle nous livre son premier album, « The bells of 1 2 ».
peur" et les Counting Crows (dans cet ordre, est-il
bon de le préciser). Et puis des fois, certaines personnes bien intentionnées arrivent à mélanger un peu tout ça à la fois et à produire quelque chose de hautement recommandable. Attention, on ne
parle pas non plus de faire du neuf avec du vieux (personnellement, je n'ai jamais cru aux miracles), mais avec un peu de talent, on redécouvre avec bonheur des petits plaisirs simples, comme
quelques notes d'harmonica, ou des refrains bluesy chantés un peu trop forts mais terriblement accrocheurs. Et c'est justement là tout le talent de Rilo Kiley sur ce troisième album, le plus
réussi à mon goût et qui présage tout en finesse du virage pris par sa chanteuse, Jenny Lewis, sur son album solo. En aparté et pour les (millions de) fans qui ont déjà choisi ce site comme page
d'accueil, on notera au passage qu'elle est aussi créditée en back vocalist sur les albums de Postal Service et de Dntel ; eh oui, les Etats-Unis, ça veut faire croire que c'est grand, et puis au
final ça a l'air d'avoir la superficie du Val-de-Marne. Prétentieux, va.
pas mon heureuse surprise... Je m'empresse de vous en toucher quelques mots.
oui, je vous avais dit c'est du lourd.)