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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 20:11

     Des nouvelles du trio anglais We Have Band composé de Thomas et Dede Wegg-Prosser, ainsi que Darren Bancroft qui vient de sortir son troisième album Movements après deux opus pleins de promesses, WHB en 2010 et Ternion en 2012. Modulate est le morceau d'ouverture de Movements et frappe juste par son univers électro-pop  uptempo assez fruité. Ajoutons-y un refrain addictif et il ne m'en faut pas plus pour me faire entraîner totalement sur un titre.... Quoi je me fais avoir facilement? Peut-être....

Artiste: We Have Band

Album: Movements

Label: Naive Records

Année: 2014

 

Sylphe

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 23:22

Le billet de Sylphe ci-dessous pour nous présenter le percutant et bouleversant clip de We exist (et je pèse mes mots) a redirigé mes oreilles sur Arcade Fire, pour qui je partage sans réserve l'enthousiasme de mon camarade de blog. J'ai réécouté The Suburbs (chroniqué ici-bas), l'album juste avant Reflektor. En toute fin de galette, la fève Sprawl II est là, avec son énergie aérienne qui me donne envie de bouffer le monde et la vie à chaque écoute. Des oreilles aux yeux... je me suis aussi souvenu du clip, qui est juste une belle merveille et que je vous propose de (re)visionner ensemble, ici même. Pépite intemporelle ou clip ? Après tout, quand on peut avoir les deux, pourquoi se priver ?

Artiste : Arcade Fire

Album : The Suburbs

Label : Universal

Année : 2010

 

Raf Against The Machine

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 18:15

      Certes, je n'ai pas encore pleinement pris conscience de la qualité du dernier album d'Arcade Fire, Reflektor mais Arcade Fire reste incontestablement le groupe qui m'a le plus touché et le plus fait frissonner ces dix dernières années. Et ce n'est pas le clip très fort de We Exist qui va me faire changer d'avis... L'histoire très dure de ce travesti qui se trouve confronté à l'étroitesse d'esprit de la campagne profonde américaine (ces regards quand il rentre dans le bar...) et à la violence qui ne demande qu'à exploser contre la différence. L'acteur Andrew Garfield ( le nouveau Spider Man entre autres) nous surprend avec plaisir dans ce rôle et démontre une qualité de jeu d'acteur assez rare et extrêmement sensible. Une histoire poignante qui se finit d'une manière originale sur un concert en live du groupe, à savourer sans modération. Vous apprécierez vous aussi le déhanché de ce barbu en talons hauts et puis un clip qui peut dénoncer l'intolérance ça ne peut qu'être salué (hein Mme Boutin qui est mariée avec son cousin germain...). Finalement, laissons à tous le simple droit d'exister mais exister avec en fond un titre d'Arcade Fire c'est quand même vachement mieux non?

Artiste: Arcade Fire

Album: Reflektor

Label: Arcade Fire Music, LLC

Année: 2013

 

Sylphe

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Published by Sylphe - dans Clips
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 11:02

2011, l'année de la double pépite : avec l'arrivée sur les écrans de ciné de Drive, on a également droit à une bande son d'une infinie classe. Kavinsky, musicien électro français (yes, encore la french touch), accompagne le long métrage de la pépite sonore ici présente, j'ai nommé Nightcall (single d'ailleurs sorti en 2010). Des nappes synthétiques qui se déroulent dans la nuit et accompagnent l'errance du Driver, interprété par Ryan Gosling. On pourrait être dans GTAV. Que dire de plus ? C'est magique, c'est beau, c'est envoûtant. Pour celles et ceux qui sont passés à côté, découvrez Drive. Pour approfondir le sujet, on se goinfrera, mais avec élégance, de l'album de Kavinsky, titré Outrun et sorti 2 ans plus tard. Les plus motivé-e-s pourront également aller applaudir Kavinsky aux Vieilles Charrues cuvée 2014, puisque ce dernier vient d'être annoncé au programme.

Artiste : Kavinsky

Album : Outrun

Label : Mercury

Année : 2013

 

Raf Against The Machine

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 18:00

C'était il y a déjà 20 ans, et votre serviteur s'en est alors pris plein les oreilles. Des guitares en avant, de l'insolence, de la fraîcheur, de l'énergie : tous les ingrédients qui ont fait de Supersonic une tête de pont pour Oasis et Definitly Maybe, son premier album. C'était il y a 20 ans, et les frangins Gallagher alors unis venaient coller un joli bordel dans le paysage musical britannique (puis mondial) en chatouillant la britpop, notamment leur (faux) ennemi Blur. C'était il y a 20 ans, et depuis aucun album des mancunéens n'a atteint l'efficacité de cette première galette. Ce que l'on pourra de nouveau constater dans quelques jours, avec la réédition de Definitly Maybe en édition deluxe Chasing The Sun, incluant moult démos, et versions inédites, dont du live acoustique.

Artiste : Oasis

Album : Definitly Maybe

Label : Big Brother Recordings

Année : 1994 (réédition Chasing the Sun 19 mai 2014)

 

Raf Against The Machine

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:17

Retour de Ben Harper dans les bacs la semaine dernière, avec son nouvel album Childhood home. Cette fois encore, il n'est pas seul : après avoir partagé la galette (des rois) avec Charlie Musselwhite pour un Get up! (2013) aux sonorités résolument blues, Ben invite cette fois sa maman, Ellen Harper. Et revient, après Get up!, à ce qu'il fait sans doute le mieux : de l'acoustique, en opposition au déluge électrique du Relentless 7, mais de l'acoustique réussi, pas la déception de Fistful of Mercy. On a ici un bel album tranquille de 30 minutes (court mais bon) aux sonorités folk californiennes. En témoigne l'extrait ci-dessous, qui ouvre joliment la galette : A house is a home. Le reste est à l'identique, vous pouvez foncer.

Artiste : Ben & Ellen Harper

Album : Childhood Home

Label : Fantasy Concord

Année : 2014

 

Raf Against The Machine

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:08

     Jusqu'à maintenant, la Nouvelle-Zélande se résumait pour moi en musique à Fat Freddy's Drop, il faudra désormais rajouter le duo composé de Georgia Nott et son frère Caleb, Broods. Ils ont sorti en début d'année leur premier EP Broods dont est tiré le titre du jour, Never Gonna Change. Une superbe voix au service d'une pop envoûtante, il n'en faut pas plus pour me séduire en ce jour férié.

Artiste: Broods

Album: Broods

Label: Polydor

Année: 2014

 

Sylphe

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:53

 A l'occasion de la sortie de son opus Obtuse, on vous donne l'occasion d'en savoir plus sur Bruno De Bona, alias A Lucky Pilot . Bonne découverte à vous!

.1/ Bonjour, peux-tu tout d'abord te présenter?


A Lucky Pilot est mon projet solo débuté en 2004, ce fut une année assez intense avec mon groupe Lust où nous avons eu la chance d'enregistrer un album à Chicago avec Steve Albini et faire quelques “gros” concerts (notamment les eurockéennes de Belfort). Au départ je devais composer la musique du court métrage d'un ami qui n'a finalement jamais vu le jour, mais j'ai décidé de continuer et de sortir un album en 2006 avec l'aide de quelques amis musiciens. En 2007 j'ai déménagé à Londres et à partir de 2008-2009 je me suis remis à composer des titres pour un nouvel album, le processus a été long car je tenais à tout jouer et enregistrer moi-même, en 2010 j'ai eu la chance de composer la musique du court métrage de Vincent Plaidy (Vivre jusqu'au bout avec Philippe Nahon et Bernard Haller) puis en 2014 apres de longues années de gestation est enfin sorti Obtuse le dernier album.


2/ D'où vient ce nom de groupe?
 

J'avais juré de garder cela secret... bon, en fait j'écoutais énormement l'EP de Low à l'époque de Songs for a Dead Pilot, j'ai pensé m'appeler A Dead Pilot au départ mais je trouvais que c'était un peu glauque d'où le “a lucky” et Daft Punk m'a conforté dans mon choix avec leur single Get lucky!


3/ Comment définirais-tu ta musique?
 

Le premier album sonne très intimiste, il a été enregistré de facon tres “Lo-fi” dans ma chambre avec des micros et des amplis cheap (si tu fais écouter ça à Bob Rock ou Butch Vig ils font une crise cardiaque), mais en même temps c'est ce qui fait tout son charme je pense, il est principalement
instrumental et très “musique de film” avec beaucoup de morceaux composés au piano. Pour Obtuse j'ai essayé de travailler plus sur le son et les atmosphères, il est plus ouvert mais aussi plus sombre notamment la premiere partie de l'album, avec de grosses basses qui renforcent le coté “dark”, la deuxième partie de l'album tend plus vers une folk atmosphérique plus légère et planante mais toujours avec une sous couche un peu noise
.


4/ Peux-tu me dire quelles sont tes influences et quels artistes/groupes tu aimes?
 

J'écoute pas mal de nouveautés mais mes influences principales viennent des 90's, à l'époque j'ecoutais des trucs assez daubés style new kids on the block et puis est arrivée la claque ultime: Nirvana et par leur intermédiaire j'ai découvert toute la scène noise américaine, sonic youth,
shellac, fugazi... En France il y avait également une super scène noise avec des groupes comme Well Spotted, bästards, portobello bones... je me rappelerai toujours la premiere fois que j'ai écouté Spiderland de Slint, une énorme claque, ce disque je l'ai dans la peau.


5/ Quel titre de l'album le représente le mieux et pourquoi?
 

Je pense que Noise Merchants est un bon condensé de toutes mes influences, c'est aussi un titre en forme d'hommage à tous ces groupes et en particulier Sonic Youth.
 

6/ Tu habites à Londres, comment est la scène musicale là-bas?


Je n'ai pas trop eu l'occasion de la cotoyer, à part quand je faisais des concerts avec mon groupe Lust. En gros il y a des milliers de groupes ici et ce n'est pas vraiment facile de tisser des liens je trouve, c'est un peu la compétition. Il est assez facile de jouer et ça c'est génial, mais les conditions ne sont pas toujours au top, les promoteurs ne te soutiennent pas vraiment ils veulent juste faire le plus d'entrées possibles, donc bien souvent on arrivait pour jouer, on ne faisait pas de soundcheck, on jouait 30 minutes et si on arrivait à récolter 20 livres (pour tout le groupe) et une bière c'était un grand luxe.
 

7/ Quel jeune artiste aimerais-tu aider à promouvoir?


J'ai découvert pas mal de bons groupes sur Soundcloud récemment et j'aime beaucoup Cirqles un groupe allemand avec un son assez “dreamy” et des grosses nappes de claviers.
 

8/ Quel est en ce moment ton groupe/artiste préféré?
 

Ces derniers temps j'ai pas mal écouté le dernier Notwist Close to the glass, en live je me suis pris une grosse claque.
 

9/ Si nous devions détruire tous les albums musicaux sur Terre lequel sauverais-tu?
 

Spiderland de Slint sans aucune hésitation.
 

10/ Et si tu devais ne sauver qu'un titre lequel serait-ce?
 

Midrange de Labradford, ce titre est à la fois doux, atmosphérique, tendu, il est parfait pour un voyage en avion au dessus d'un tapis de nuages.
 

11/ Une question qui ne t'a jamais été posée et que tu aimerais que l'on te pose?
 

Quelle est mon équipe de foot préférée? Je ne vous le dirai pas car vous ne m'avez pas posé la question... bon juste les initiales: FCSM.
 

12/ Et maintenant un peu de place pour dire ce que tu veux.
 

Je vous remercie d'avoir pris le temps d'écouter ma musique et d'en avoir parlé, aujourd'hui sortir un album semble plus facile que jamais grâce à Internet, aux réseaux sociaux... mais il y a tellement d'informations, d'activités qu'il est finalement assez dur de capter l'attention des gens durablement, heureusement il existe encore une ribambelle de bons webzines et magazines en France et cela fait plaisir à voir. Longue vie à Five- Minutes!

 

Sylphe

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Published by Sylphe - dans Interviews
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 19:39

Hola amigo ! Tu es fatigué d'une grosse journée de boulot ? Tu as envie de te détendre, de te changer les idées, et de t'évader un peu ? Ramène donc tes oreilles par ici pour découvrir de la pépite de chez Pepito ! J'ai nommé Vuela Vuela, reprise dans la langue d'Almodovar du Voyage Voyage de notre Desireless nationale, par Magneto, sympathique boys band mexicain qui officia dans les années 80 et 90. Je vous laisse savourer, en prime il y a le clip qui va bien. On est fun, on est jeunes, la douce mélopée nous berce les oreilles... Bref, on est bien en ce mardi soir.

Artiste : Magneto

Album : Vuela Vuela

Label : Columbia (semble-t-il...)

Année : 1991

 

Raf Against The Machine

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 11:04
Review n°8 : Ici-bas, Ici même de Miossec

Artiste : Miossec

Album : Ici-bas, Ici même

Label : PIAS

Année : 2014

Il m'aura fallu quelques temps, vous l'aurez noté, pour revenir vous faire partager quelques minutes de bon son. Non que j'ai boudé le blog ou qu'il n'y ait rien à dire de l'actu musicale... Mettons plutôt cela sur le compte de L'Album de ce début d'année (avec un L' et un A majuscules), dont j'ai mis quelques jours à me remettre.

Avec Ici-bas, Ici même, Miossec signe son 9e album. Dans le top 3 du Brestois, j'aurais mis jusqu'au mois dernier Boire (1995), 1964 (2004), et pourquoi pas les Chansons Ordinaires (2011), d'ailleurs chroniquées ici-bas, ici même. Après 15 jours d'écoute en boucle, j'ai bien envie de remplacer les Chansons Ordinaires par ce Ici-bas, Ici même.

Pour les textes tout d'abord, qui sont d'une lumineuse beauté. Piochées ça et là... "Si nous portons ainsi notre visage/C'est pour qu'il soit un jour aimé", "Qui nous aime ici-bas, ici même/Qui nous aime/Qui nous lave de nos peines", On est quand même plus beaux/Vivants que morts/Même si on a l'air moins reposé/C'est qu'ici on fait trop d'efforts", "Bête comme j'étais avant/Dans le ventre de maman", Où sont passés nos rêves/Sont-ils trop lourds pour que je les soulève", "Nous sommes des touristes/Nous ne faisons que passer/C'est pour ça qu'on a l'air triste/Quand il s'agit de payer". Je m'arrête là, j'aurais pu recopier le livret. Miossec côtoie ici la poésie des plus grands.

Pour la musique ensuite. Après le rock des Chansons ordinaires, retour marqué à une certaine idée de la chanson française drapée dans un écrin musical feutré. Composé par Miossec, la galette est arrangée par l'excellent Albin de la Simone, issu du milieu jazz, et ça s'entend. Il suffit d'écouter les intros de Samedi soir au Vauban, Qui nous aime, ou encore A l'attaque pour s'en convaincre. L'ensemble des titres s'épargne bien des écueils pop et variété pour notre plus grand bonheur. Ici-bas, Ici même est un album qui s'écoute tranquille chez soi, et qui infuse tranquillement la profondeur de ses sons. Tout est raffiné, baigné d'une grande classe et d'une esthétique sonore assez jouissive.

Pour le chemin parcouru par le bonhomme, enfin. Et, par conséquent, pour le chemin parcouru par nous-mêmes à ses côtés depuis 20 ans. Boire, 1964 et Ici-bas, Ici même pourraient être le même album, décliné différement tous les 10 ans. Avec Boire, on faisait des tours de cadrans au milieu des bières et des soirées enfumées, jetant un oeil ça et là pour dénicher Des moments de plaisir, heureux d'Evoluer en 3e division, finissant souvent Le cul par terre. Dix ans plus tard, c'est au son de 1964 qu'on voulait encore et toujours Rester en vie, et que, mis En quarantaine, on entamait Le stade de la résistance en étant Désolé pour la poussière. Aujourd'hui, avec Ici-bas, Ici même, On vient à peine de commencer, et c'est comme Des touristes qu'on irait bien traîner Samedi soir au Vauban en chantant A l'attaque !

Miossec réalise le tour de force de se rester fidèle tout en évoluant, pour notre plus grande joie. Il est toujours question de la vie, de ce qu'on en fait, de nos multiples vies dans une seule, d'amour, de couple, de non-couple. Bref, de relations humaines. Tout ceci dans un climat assagi, mais toujours ivre d'envie de vivre et de bouffer les beaux moments qui arrivent.

Vous l'aurez compris, je n'écoute rien d'autre depuis 15 jours. Cerise sur le gâteau, l'objet CD-digilivre est très beau... Le 33 tours vinyl ne l'est pas moins : une galette toute blanche emballée dans une grand pochette pour bien profiter de la magnifique photo ci-dessus. Pourquoi choisir ? J'avoue avoir acheté les 2. Pour 2 fois plus de plaisir ? Oui, assurément.

Morceaux préférés : Tous ! (sachant que le single On vient à peine de commencer, pépité ici-bas, ici même, est à mon sens un des titres les moins forts... c'est dire !)

Note : 10/10

Raf Against The Machine

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Published by Sylphe - dans Reviews
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