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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 19:09
Review n°6: Slumber d' Alien Hand Syndrome

Artiste: Alien Hand Syndrome

Album: Slumber

Label: Gentlemen's Records

Année: 2013

     Une pochette aussi belle que morbide avec ce corps de jeune femme recroquevillé sous des ronces - comme un euphémisme du titre Slumber qui signifie sommeil -, un nom de groupe en lettres rouge sang qui fait frissonner l'échine car Alien Hand Syndrome rappelle cette affection neurologique qui fait perdre le contrôle de sa main. Le groupe porté par le chanteur autrichien Clemens Engert qui a déjà sorti en 2011 un premier opus The Sincere and the Cryptic que je reconnais n'avoir jamais écouté ( faille que je m'empresserai de combler, une fois cette chronique publiée) a volontairement choisi un univers sombre qui  siérait parfaitement à un groupe de black-metal. Pourquoi ai-je eu la curiosité de jeter une oreille? Cette pochette qui me rappelait le clip de Get Well Soon If This Hat Is Missing I Have Gone Hunting ( rapprochement quasi prémonitoire on le verra)? Le hasard? Dans cette industrie de la musique qui par le biais du net nous noie sous la quantité, cette question mériterait une profonde réflexion. Mais cette introduction n'a que trop duré, il ne faut tout de même pas perdre de vue ma volonté de partager avec vous ce qui s'affirme peut-être comme mon gros coup de coeur de ce début d'année 2014, même si l'album date de 2013.

       Les premières notes de Violent Yellow séduisent d'emblée, les guitares et la voix aussi sombre que torturée de Clemens Engert nous plongent davantage dans une pop discordante que le refrain tentera d'éclaircir quelque peu. Le fantôme de Konstantin Gropper rôde déjà... Zampano avec ses drums et son piano épileptique change littéralement d'univers, plus électronique et placé sous le sceau de l'urgence rock. Le seul morceau de l'album qui m'évoque le Muse pas encore tombé dans ce son destiné à remplir les stades de football qui le symbolise maintenant. Ballad About The Cranes vient alors nous désarmer littéralement par sa beauté de pop baroque qui évoque le premier opus Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon des allemands de Get Well Soon. Choeurs féminins inquiétants, cordes, voix habitée, le résultat est d'une mélancolie superbe.

        Après un Slumber plus âpre et plus rock qui contraste à merveille avec le titre précédent, Dot Me, porté par son piano tout en dépouillement, s'impose comme une très belle promenade fantômatique au clair de lune. Le niveau d'excellence perdure avec Daniel And The Lions qui, par ses violons et son orchestration baroque, sonne comme une version un peu plus frontale et plus pop de Get Well Soon. Un Batty Street Lodger plus downtempo et dépouillé m'évoquant une Fever Ray se mettant au piano qui montre la voix d'écorché vif de Clemens Engert, le piano macabre de Dark Was The Night, les très bons morceaux s'enchaînent.

      Les violons et l'explosion de rage finale d'Hedonic Treadmill amènent superbement le sommet de l'album, Sore Moon. Un piano d'une douceur incommensurable, l'émotion poignante du chant qui est enrichi par l'apport de Marilies Jagsch, ce morceau brille par son lyrisme fragile. Un peu moins de 2 minutes bruitistes avec Nihilistic Itching qui laisse transparaître la face obscure de Alien Hand Syndrome et la douceur de Broomstick Jesus (2013) vient clore paisiblement un album excellent.

       Slumber s'impose comme un album aussi torturé qu'apaisant, où la qualité de l'orchestration et le pouvoir émotionnel du chanteur donnent à cette pop baroque un aspect intemporel séduisant.

 

Morceaux préférés: 10. Sore Moon

                                   3. Ballad About The Cranes

                                   6. Daniel And The Lions

                                   5. Dot Me

Note :  9  /   10

 

Sylphe

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Published by Sylphe - dans Reviews
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:31

     Des nouvelles de la suédoise Lykke Li qui, après deux albums remarqués et remarquables Youth Novels en 2008 et Wounded Rhymes en 2011, reviendra le 5 mai avec son troisième opus intitulé I Never Learn qui aura pour mission de clore une trilogie entamée avec brio. Avec à la production Bjorn Yttling (bassiste de Peter Bjorn And John) et Greg Kurstin, on peut s'attendre à ce que la suédoise ne révolutionne pas littéralement son univers. Après Love Me Like I'm Not Made Of Stone, No Rest For The Wicked s'affirme comme le deuxième extrait qui doit nous aider à patienter. Un joli morceau de pop savamment orchestrée qui nous ramène en terrain conquis.

Artiste: Lykke Li

Album: I Never Learn

Label: LL

Année: 2014

 

Sylphe

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:30

      Après un premier album Alive In Us remarqué en 2011, le duo danois composé de Josephine Philip et Ina Lindgreen revient en 2014 avec un nouvel album dont est tiré le titre du jour Hazy. On sent tout de suite la patte du producteur Trentemoller (excusez du peu) qui donne un aspect mystérieux à cette pop qui sent bon le froid polaire de l'Europe du Nord.

Artiste: Darkness Falls

Album:

Label: hfn

Année: 2014

 

Sylphe

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 15:53

     En 2005, Sébastien Schuller sort un superbe premier album, Happiness, qui brille par la grâce de sa pop mélancolique empreinte de sonorités électroniques duveteuses. Quelques titres s'imposent comme Weeping Willow, Sleeping Song ou le titre du jour Tears Coming Home qui possède ce supplément d'âme difficile à définir. La voix languissante de Sébastien Schuller, l'émotion des refrains, les sonorités électroniques, l'alchimie est parfaite pour un joli moment de grâce. L'occasion d'espérer un nouvel album de Schuller qui reste sur un Evenfall en 2009 qui n'avait fait que confirmer le talent du bonhomme.

Artiste: Sébastien Schuller

Album: Happiness

Label: Catalogue

Année: 2005

 

Sylphe

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:19

    On y revient toujours : la voix sortie d'outre-tombe et d'un autre monde, soutenue par la guitare pour des morceaux qui envoient la tête ailleurs. On est en 2002, dans quelques mois Johnny Cash rejoindra ses fantômes. Débutée en 1994, l'aventure American Recordings sera la dernière étape de la carrière ahurissante de l'Homme en Noir. Tour à tour countryman, drogué et alcoolique, habité par Dieu et aussi parfois par le Diable, légende vivante de la musique nord-américaine, à moins que ce ne soit tout cela à la fois, Cash entreprend avec les Americans une relecture de titres d'artistes contemporains. Seul, avec sa guitare et sa voix donc. Cinq raisons pour y replonger :

  1. La capacité du bonhomme à nous embarquer sans délai au fin fond des States, dans une vieille cabane au milieu de rien pour un apéro entre potes, Cash sur le canapé à la guitare.
  2. Le titre d'ouverture, The man comes around, est un bijou à chialer de bonheur et à faire dresser les poils. Coup de bol : il y en a 14 autres derrière, dont une reprise de Personal Jesus à la classe folle.
  3. L'album est numéroté IV : ça veut dire qu'il y en a au moins 3 autres... En fait, il y en a 6, dont 2 posthumes. Grosse fête.
  4. Le seul disque d'or de la carrière de Cash, vraiment pas volé, et dernier disque paru de son vivant. Ou la conclusion d'une vie de dingue.
  5. Ça donne envie de réécouter tout le reste de sa discographie, mais fallait-il vraiment une 5e raison pour écouter Johnny Cash ?

Artiste : Johnny Cash

Album : American IV - The man comes around

Label : American recordings

Année : 2002

 

Raf Against The Machine

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 21:07

       Jamie Hewlett aux dessins, Damon Albarn au micro, en 2001 l'ouragan Gorillaz emporte tout sur son passage avec son premier album éponyme. Un univers pictural superbe, un son incomparable et indéfinissable entre trip-hop, hip-hop et britpop, des tubes en puissance dont le single de jour, le planétaire Clint Eastwood. Le phrasé de Damon Albarn, le rap de Del, le sample tiré du film Le Bon, la Brute et le Truand, le groove qui suinte par tous les pores de ce morceau inquiétant. Je vous mets au défi de m'avouer que vous n'avez jamais entendu ce titre sans  hocher la tête.

Artiste: Gorillaz

Album: Gorillaz

Label: Parlophone Records

Année: 2001

 

Sylphe

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 22:58

    Plongée dans des sonorités surréalistes, un peu folles et diablement hypnotiques avec la bande son de Utopia, série britannique de 2013. Pensez donc : une bande de geeks se lance à la poursuite du tome 2 d'un comics culte dès son premier volume, sans savoir qu'ils mettent les pieds dans une fucking course poursuite, constellée de sons ahurissants à l'image de ce Utopia Finale qui sert de générique. Composée par le chilien Cristobal Tapia de Veer, cette bande-son projette Utopia dans une surdimension barrée. A voir absolument, à écouter absolument : la créativité est encore de ce monde.

Artiste : Cristobal Tapia de Veer

Album : Utopia - Original Television Soundtrack

Label : Silva Screen

Année : 2013

 

Raf Against The Machine

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 21:17

      Valentin Stip, parisien d'origine désormais sur Montréal, est signé sur le label de Nicolas Jaar, Other People, et vient de sortir un nouvel EP Sigh le 17 février dernier. Correlation est un superbe morceau issu de cet opus, musique ambient entre sonorités aquatiques et rythmique presque jazzy. 7 minutes  de bonheur.

Artiste: Valentin Stip

Album: Sigh

Label: Other People

Année: 2014

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:57

        Des nouvelles du californien Scott Hansen, alias Tycho, qui s'est imposé en trois albums comme une figure importante de la musique ambient. Après Dive en 2011, son quatrième opus Awake sortira sur le label Ghostly International le 18 mars dans la droite lignée des dernières prestations live où Scott Hansen s'est entouré d'un batteur et d'un guitariste/bassiste pour donner plus de corps à sa musique. Après Awake et Spectre, Montana est le troisième extrait de Awake, il confirme l'attirance de plus en plus grande vers le post-rock. Les guitares et la batterie accélèrent le tempo, toujours brillamment accompagnés par les synthés. Le résultat donne le sourire et il ne m'en faut pas plus pour ce soir.

Artiste: Tycho

Album: Awake

Label: Ghostly International

Année: 2014

 

Sylphe

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:51

     Breton ou cinq anglais qui envoient du bon rock teinté d'électro. Après un premier opus Other People's Problems en 2012 plein de promesses, nos admirateurs du surréalisme à la française reviennent avec War Room Stories et sa pochette arty très attrayante. On avait déjà succombé ici à leur morceau d'ouverture Envy, on va vous donner cinq raisons pour vous donner envie d'écouter plus que ce superbe single:

1. Des titres électro-pop qui s'imposent comme des tubes en puissance. Outre Envy et ses influences caraibéennes, Brothers et ses percus ou encore Legs & Arms (mélange entre les percus d'Ez3kiel et la folie pop de The Klaxons) sont de belles pépites mélodiques. Presque du niveau de Foals (écoutez Fifteen Minutes pour vous en convaincre).

2. Quelques morceaux plus dancefloor. Got Well Soon et sa reverb technoide assez âpre dégage un groove incontestable qui sent bon la sueur et le stupre. Port of Call fait lui aussi les beaux yeux à la techno, pour un résultat cependant plus convenu.

3. La qualité des arrangements. Une production plus lisse par rapport au premier opus certes mais qui fait la part belle aux cuivres et surtout aux cordes, et ce n'est pas pour me déplaire. Pour vous en convaincre écoutez la fin de Closed Category où cordes et cuivres se marient parfaitement pour une belle montée.

4. Du refrain pop à souhait avec des choeurs qui rappellent encore Klaxons. Je pense au très bon National Grid que je ne peux m'empêcher de chantonner (mal bien sûr et en mode "pub pour les produits laitiers").

5. Quelques ambiances plus électroniques et mystérieuses. Je pense à l'intro de S4 qui me fait penser à du Amon Tobin guilleret.

 

Morceaux préférés: 1. Envy

                                 4. Got Well Soon

                                 10. Fifteen Minutes

                                  3. Legs & Arms

Note: 8 . 5  /  10

 

Sylphe

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