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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:46

       Des nouvelles du virtuose violoniste Owen Pallett, qui outre sa participation à des projets aussi brillants que Beirut et Arcade fire entre autres, reste sur un premier opus particulièrement réussi Heartland en 2010 (premier opus sous ce nom car il avait sorti précédemment deux albums sous le nom de Final Fantasy). Le 12 mai 2014, un nouvel album intitulé In Conflict sortira dont est tiré le single du jour The Riverbed, superbe morceau qui brille par la richesse de son instrumentation entre violon, cuivres et batterie et par sa montée en puissance imparable. Un souffle épique séduisant particulièrement bien illustré par ce beau clip. Enjoy!

 

 

Artiste: Owen Pallett

Album: In Conflict

Label: Domino Records

Année: 2014

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:33

      Des nouvelles des new-yorkais de The Pains of Being Pure at Heart qui nous avaient laissé avec un très bon deuxième opus  Belong  en 2011 qui sentait bon la pop et les eighties. Ils reviendront le 22 avril avec un troisième album intitulé Days of Abandon dont est tiré le titre du jour, Simple and Sure. Le titre résume parfaitement le morceau, une pop lumineuse aux accents dignes de Phoenix qui donne le sourire. Simplicité de la recette, certitude du résultat.

 

 

Artiste: The Pains of Being Pure at Heart

Album: Days of Abandon

Label: Yebo Music

Année: 2014

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 19:18

       Janine Rostron alias Planningtorock vient de sortir son troisième album studio intitulé All Love's Legal, titre qui Planningtorock.All Love's Legalsouligne l'engagement de l'artiste qui veut effacer les barrières entre les genres. Son personnage qui joue la carte androgyne à base de postiches et faux nez destabilise par sa très belle voix... masculine. Le message de Planningtorock est digne d'intérêt mais ce qui m'intéresse ici est avant tout la qualité de la musique proposée. L'album précédent W   qui date déjà de 2011 m'avait littéralement subjugué au point de le faire figurer à la 8ème place de mon top 2011, cette prêtresse mystérieuse invoquait The Knife (avec qui elle a collaboré pour l'opéra Tomorrow, In A Year) et le projet solo de Karin Dreijer Andersson Fever Ray pour créer des titres aussi anxyogènes qu'envoûtants. All Love's Legal arrive donc avec sa pochette qui pique singulièrement les yeux, ceci n'augure rien de bon et malheureusement la prémonition va se réaliser car cet album est globalement décevant.

         Au risque de schématiser, deux tendances assez contradictoires semblent prendre le dessus dans cet opus : une volonté de destructurer le son et de brouiller les pistes dans la droite lignée directrice de l'exigeant Shake The Habitual de The Knife et une fâcheuse tendance à rendre les univers plus lisses et plus pop (voire dance) avec l'excès des synthés. L'aspect énigmatique qui me plaisait tant dans W semble s'être estompé, partiellement tout du moins....

        Après un morceau d'ouverture, Welcome, assez quelconque et tout en sobriété -quelques synthés accompagnant la vox de Janine (qui se fait appeler Jam désormais) - le titre éponyme surprend. Des synthés pop omniprésents et des cordes qui me donnent l'impression d'écouter du Klaxons en pleine déprime, le résultat n'est pas mauvais mais très lisse... Heureusement Human Drama me redonne vite le sourire, tout y est, la voix sortie des ténèbres, la boucle du synthé, ces touches de clavier qui tombent. Un superbe titre, sommet incontestable de l'album, tant l'univers tout en dépouillement me fascine. Answerland me fait vite redescendre avec son aridité, je cherche encore la chair de ce morceau...

       Allez on continue dans le revival Klaxons avec Let's Talk About Gender Baby. Voix qui a perdu son charme, des synthés dance mais un ensemble qui a le mérite d'être plus entraînant que All Love's Egal. Passé l'intermède Words Are Glass, bidouillage sonore dispensable, Misogyny Drop Dead vient relever le niveau. Peut-être le morceau le plus réussi dans cette volonté de destructurer, merci les amis de The Knife! Un nouvel intermède Beyond Binary Binds qui nous fait dangereusement frôler l'overdose de synthés nu-disco avant Steps qui me séduit de plus en plus au fil des écoutes par sa rythmique contemplative.

       Les 7 minutes de Public Love sont un peu trop longues mais pas dénuées de charme grâce à cette rythmique obsédante, par politesse je ne dirai rien du dernier intermède Purple Love, Patriarchy Over & Out clôt l'album sur une touche pop tout en légèreté qui ne colle pas au timbre de voix de Jam.

       Pour conclure, cet album a le mérite d'explorer de nouvelles pistes mais le résultat est très inégal. Je vous conseille par contre très fortement d'aller réécouter le très beau W.

 

 

Morceaux préférés:    3. Human Drama

                                     7. Misogyny Drop Dead

                                     10. Public Love

                                     5. Let's Talk About Gender Baby

 

 

 

 

Note :  6 . 5  /  10

 

Sylphe

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 13:07

      Tommy Paxton - Beesley alias River Tiber, musicien de 23 ans venant de Toronto, a sorti en 2013 un EP intitulé The Star Falls qui brillait par sa mélancolie entre intimisme folk et sonorités electros. Un album du nom de Synapses est sorti au Canada mais je n'ai pas eu la chance de l'écouter, le titre du jour a été créé à l'occasion du programme Field Trip Life (en rapport avec le festival de Toronto). Atlantis séduit par la douceur de ses arrangements avec ses arpèges de guitare et ses drums qui enveloppent à merveille la voix tout en retenue.

 

 

Artiste: River Tiber

Album:

Label:

Année: 2014

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:55

       Voilà une bien belle découverte que ce trio originaire d'Edimbourg composé d'Alloysius Massaquoi, Kayus Bankole etYoung-Fathers.-Dead.jpg "G" Hastings signé sur le label Anticon. Après deux EP Tape One et Tape Two, ils viennent de sortir leur premier album studio Dead, véritable leçon d'efficacité en 11 titres de 3 minutes. Voilà cinq raisons pour écouter autre chose que du post-rock de la part d'Ecossais:

1. Le savant mélange tout en tension entre hip-hop et électro, comme si Young Fathers voulait donner sa version du trip-hop du XXI ème siècle. Un exemple avec Hangman qui, après une première minute assez aride et âpre au niveau du flow, prend une tonalité presque pop avec ses choeurs.

2. Un univers résolument urbain et particulièrement sombre. Les résurgences de Massive Attack et surtout du bad-boy de Bristol Tricky sont incontestables, donnant un aspect assez angoissant à certains morceaux. La ritournelle électrique et le chant venu des ténèbres de Just Another Bullet ou le très beau DIP qui donne l'impression d'une battle entre Mike Skinner et Tricky en plein milieu d'un entrepot désaffecté dans une banlieue rongée par le chômage symbolisent pleinement cette tendance.

3. Des pépites entre funk désarticulé et rock dépouillé où le fantôme de TV On The Radio rôde, je parle bien sûr de l'excellent Get Up qui vient tisser sa toile obsédante dans notre cerveau soumis.

4. Des univers instrumentaux extrêmement riches. Que ce soit les sonorités électros du très bon No Way, la ritournelle pop de Low, les relents d'electronica de Mmmh Mmmh, la justesse des univers est réelle.

5. Dans cette ambiance de fin du monde, le soleil perce souvent pour laisser transparaitre les envies de lumière pop. En écoutant le début de Paying on a l'impression d'écouter Blood Orange, Am I Not Your Body paraît apaisé. Globalement, la fin de l'album fait la part belle à une certaine douceur qui contraste avec l'âpreté du début.

 

 

Morceaux préférés: 5. Get Up

                                  1. No Way

                                  6. DIP

                                  9. Hangman

 

 


 

Note :  8 / 10

 

Sylphe

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:11

        Pour ce dimanche, la douceur de London Grammar et de sa chanteuse Hannah Reid devrait facilement vous toucher. En 2013, ce trio anglais a sorti son premier album If You Wait dont est tiré le titre du jour Wasting My Young Years qui doit beaucoup à la chaleur soul de la voix d'Hannah Reid. L'univers musical avec son piano est un bel écrin pour cette voix juste magnifique.

 

 

Artiste: London Grammar

Album: If You Wait

Label Metal & Dust

Année: 2013

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 11:14

       Une bonne dose de rock aujourd'hui pour lutter contre ce temps maussade avec Brother des petits français de Stuck In The Sound, morceau d'ouverture de leur troisième album Pursuit en 2011. La voix de Jose Reis Fontao, les riffs de guitare, les changements de rythmes, tout fonctionne parfaitement pour créer un tube qui se consomme sur l'instant mais qui reste bien en tête. Il ne vous reste plus qu'à chanter vous aussi le refrain.

 

 

Artiste: Stuck In The Sound

Album: Pursuit

Label: It's Records (Discograph)

Année: 2011

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 20:01

      Des nouvelles des brestois de Im Takt  qui, après quelques EP prometteurs, viennent de sortir leur premier album Another Reality qui s'écoute avec plaisir. Deux titres surnagent à mon goût, l'instrumental Mirage et le morceau d'ouverture A Part of Shadow qui propose une électro-pop assez planante, savant mélange entre Foals et Yeasayer. Un morceau parfait pour débuter les vacances!

 

 

 

Artiste: Im Takt

Album: Another Reality

Label: BRUUT

Année: 2014

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:40

      Pour cette nouvelle rubrique qui s'apparente à des reviews plus synthétiques et qui résulte d'une envie de mettre Fauve---Vieux-Freres.jpgdavantage l'accent sur les albums ( car je reste sensible aux albums dans cette époque où tout est segmenté et où le format album peine à résister), c'est aux petits français de Fauve d'ouvrir le bal avec leur premier album Vieux frères - Partie 1. Le phénomène Fauve a submergé 2013 avec l'Ep Blizzard, il restait à transformer l'essai avec ce premier LP. Voilà cinq raisons qui justifient d'aller écouter ce Vieux frères -Partie 1.

1. La force des textes parfaitement portée par un flow incandescent. La relative naîveté qui se dégage de certaines paroles est vite oubliée, tant tout est chanté/parlé avec les tripes. Jeunesse Talking Blues, morceau nihiliste, séduit par la montée en puissance et ce flow au rythme fou. Dans la même veine, la rage qui transpire de Voyous rend mal à l'aise et touche par sa justesse.

2. Des univers instrumentaux qui s'enrichissent et tentent de se diversifier. Il est évident que l'intérêt de Fauve réside avant tout dans les textes, néanmoins certains morceaux séduisent par leur instrumentation. L'exemple le plus frappant pour moi est Requin -Tigre où la voix enregistrée s'oublie vite, face à un post-rock assez beau avec ce joli piano. On pourra aussi retenir la guitare électrique de De ceux, aussi discordante que cette envie de révolte.

3. De vrais moments de poésie. Infirmière est juste superbe et met à nu en toute simplicité le besoin de se sentir exister à travers le regard de la femme aimée. Le refrain et ses choeurs est touchant et le surprenant chant final ouvre un vaste champ de perspectives.

4. Une diversité au niveau du chant. La voix féminine de Tunnel ou le très bon featuring de Georgio dans Voyous convaincent assez. Ce dernier titre, qui reprend la mélodie d'Op. 100 de Schubert et qui réveillera le souvenir de Barry Lindon de Kubrick chez certains, montre la richesse à se rapprocher d'un univers plus hip-hop.

5. Un certain apaisement sur la fin de l'album qui n'est pas dénué de charme, même si Fauve rime davantage avec révolte à mon sens.

 

 

Morceaux préférés:     5. Infirmière

                                      1. Voyous

                                      3. Jeunesse Talking Blues

                                      6. De ceux

 

 

 

 

Note :  8 / 10

 

Sylphe

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Published by Sylphe - dans Five Reasons
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:15

        Patrick Rasmussen alias Raz Ohara est un danois passionné de musique électronique ( rien de    très surprenant quand on connaît l'attirance des pays nordiques pour ces atmosphères) qui possède une voix de velours qui a déjà fait les délices de certains titres d'Apparat par exemple. Il vient de sortir Moksha, un album épuré où mélancolie et musique électronique se marient parfaitement. Le titre True Love Will Find You In The End révèle la beauté de la voix de Raz Ohara qui se pose avec simplicité sur une atmosphère instrumentale entre piano et sons électroniques. Pour ceux qui seraient séduits, je vous conseille fortement d'écouter le sublime Beija Flor et son atmosphère baignée d'ésotérisme.

 

 

Artiste: Raz Ohara

Album: Moksha

Label: Album Label

Année: 2014

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