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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 20:12
Five Reasons #5: ThirtyTwo de Reverend And The Makers

Artiste: Reverend And The Makers

Album: ThirtyTwo

Label: Cooking Vinyl

Année: 2014

    Jon McClure et ses compères anglais, alias Reverend And The Makers, ont sorti fin février leur quatrième album ThirtyTwo (l'âge de Jon) en 7 ans depuis le très bon The State of Things en 2007. Voici cinq raisons pour écouter le nouveau prêche du révérend:

1. Un album aussi bref qu'intense ( 11 titres pour 34 minutes) qui s'appréhende très facilement. Ici, pas d'introduction languissante mais plutôt des titres qui s'imposent de manière frontale, à base de refrains assez faciles ( pas tous bien sentis, je pense ici au refrain de Nostalgia...).

2. Des tubes taillés pour le dance-floor comme l'électrisant Detonator ou I Spy et sa rythmique house.

3. Des morceaux uptempo résolument pop qui sonnent bien anglais et nous rappellent Franz Ferdinand ou Arctic Monkeys comme The Devil's Radio. Impossible de faire mieux, dans cette veine, que The Only One et son refrain addictif.

4. Une voix et une ambiance un brin plus funk qui m'évoquent TV on The Radio sur le milieu de l'album avec Happy Song, Time et surtout l'excellent Different Trains.

5. Un morceau final Your Girl plus noisy qui ressemble à un hymne  voilé à Prodigy, histoire de montrer que l'album n'est pas aussi lisse qu'il n'y paraît.

 

Morceaux préférés:  10. The Only One

                                    6. Different Trains

                                    1. Detonator

                                    3. The Devil's Radio

Note :  7   /  10

 

Sylphe

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:19

    On y revient toujours : la voix sortie d'outre-tombe et d'un autre monde, soutenue par la guitare pour des morceaux qui envoient la tête ailleurs. On est en 2002, dans quelques mois Johnny Cash rejoindra ses fantômes. Débutée en 1994, l'aventure American Recordings sera la dernière étape de la carrière ahurissante de l'Homme en Noir. Tour à tour countryman, drogué et alcoolique, habité par Dieu et aussi parfois par le Diable, légende vivante de la musique nord-américaine, à moins que ce ne soit tout cela à la fois, Cash entreprend avec les Americans une relecture de titres d'artistes contemporains. Seul, avec sa guitare et sa voix donc. Cinq raisons pour y replonger :

  1. La capacité du bonhomme à nous embarquer sans délai au fin fond des States, dans une vieille cabane au milieu de rien pour un apéro entre potes, Cash sur le canapé à la guitare.
  2. Le titre d'ouverture, The man comes around, est un bijou à chialer de bonheur et à faire dresser les poils. Coup de bol : il y en a 14 autres derrière, dont une reprise de Personal Jesus à la classe folle.
  3. L'album est numéroté IV : ça veut dire qu'il y en a au moins 3 autres... En fait, il y en a 6, dont 2 posthumes. Grosse fête.
  4. Le seul disque d'or de la carrière de Cash, vraiment pas volé, et dernier disque paru de son vivant. Ou la conclusion d'une vie de dingue.
  5. Ça donne envie de réécouter tout le reste de sa discographie, mais fallait-il vraiment une 5e raison pour écouter Johnny Cash ?

Artiste : Johnny Cash

Album : American IV - The man comes around

Label : American recordings

Année : 2002

 

Raf Against The Machine

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:51

     Breton ou cinq anglais qui envoient du bon rock teinté d'électro. Après un premier opus Other People's Problems en 2012 plein de promesses, nos admirateurs du surréalisme à la française reviennent avec War Room Stories et sa pochette arty très attrayante. On avait déjà succombé ici à leur morceau d'ouverture Envy, on va vous donner cinq raisons pour vous donner envie d'écouter plus que ce superbe single:

1. Des titres électro-pop qui s'imposent comme des tubes en puissance. Outre Envy et ses influences caraibéennes, Brothers et ses percus ou encore Legs & Arms (mélange entre les percus d'Ez3kiel et la folie pop de The Klaxons) sont de belles pépites mélodiques. Presque du niveau de Foals (écoutez Fifteen Minutes pour vous en convaincre).

2. Quelques morceaux plus dancefloor. Got Well Soon et sa reverb technoide assez âpre dégage un groove incontestable qui sent bon la sueur et le stupre. Port of Call fait lui aussi les beaux yeux à la techno, pour un résultat cependant plus convenu.

3. La qualité des arrangements. Une production plus lisse par rapport au premier opus certes mais qui fait la part belle aux cuivres et surtout aux cordes, et ce n'est pas pour me déplaire. Pour vous en convaincre écoutez la fin de Closed Category où cordes et cuivres se marient parfaitement pour une belle montée.

4. Du refrain pop à souhait avec des choeurs qui rappellent encore Klaxons. Je pense au très bon National Grid que je ne peux m'empêcher de chantonner (mal bien sûr et en mode "pub pour les produits laitiers").

5. Quelques ambiances plus électroniques et mystérieuses. Je pense à l'intro de S4 qui me fait penser à du Amon Tobin guilleret.

 

Morceaux préférés: 1. Envy

                                 4. Got Well Soon

                                 10. Fifteen Minutes

                                  3. Legs & Arms

Note: 8 . 5  /  10

 

Sylphe

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:55

       Voilà une bien belle découverte que ce trio originaire d'Edimbourg composé d'Alloysius Massaquoi, Kayus Bankole etYoung-Fathers.-Dead.jpg "G" Hastings signé sur le label Anticon. Après deux EP Tape One et Tape Two, ils viennent de sortir leur premier album studio Dead, véritable leçon d'efficacité en 11 titres de 3 minutes. Voilà cinq raisons pour écouter autre chose que du post-rock de la part d'Ecossais:

1. Le savant mélange tout en tension entre hip-hop et électro, comme si Young Fathers voulait donner sa version du trip-hop du XXI ème siècle. Un exemple avec Hangman qui, après une première minute assez aride et âpre au niveau du flow, prend une tonalité presque pop avec ses choeurs.

2. Un univers résolument urbain et particulièrement sombre. Les résurgences de Massive Attack et surtout du bad-boy de Bristol Tricky sont incontestables, donnant un aspect assez angoissant à certains morceaux. La ritournelle électrique et le chant venu des ténèbres de Just Another Bullet ou le très beau DIP qui donne l'impression d'une battle entre Mike Skinner et Tricky en plein milieu d'un entrepot désaffecté dans une banlieue rongée par le chômage symbolisent pleinement cette tendance.

3. Des pépites entre funk désarticulé et rock dépouillé où le fantôme de TV On The Radio rôde, je parle bien sûr de l'excellent Get Up qui vient tisser sa toile obsédante dans notre cerveau soumis.

4. Des univers instrumentaux extrêmement riches. Que ce soit les sonorités électros du très bon No Way, la ritournelle pop de Low, les relents d'electronica de Mmmh Mmmh, la justesse des univers est réelle.

5. Dans cette ambiance de fin du monde, le soleil perce souvent pour laisser transparaitre les envies de lumière pop. En écoutant le début de Paying on a l'impression d'écouter Blood Orange, Am I Not Your Body paraît apaisé. Globalement, la fin de l'album fait la part belle à une certaine douceur qui contraste avec l'âpreté du début.

 

 

Morceaux préférés: 5. Get Up

                                  1. No Way

                                  6. DIP

                                  9. Hangman

 

 


 

Note :  8 / 10

 

Sylphe

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:40

      Pour cette nouvelle rubrique qui s'apparente à des reviews plus synthétiques et qui résulte d'une envie de mettre Fauve---Vieux-Freres.jpgdavantage l'accent sur les albums ( car je reste sensible aux albums dans cette époque où tout est segmenté et où le format album peine à résister), c'est aux petits français de Fauve d'ouvrir le bal avec leur premier album Vieux frères - Partie 1. Le phénomène Fauve a submergé 2013 avec l'Ep Blizzard, il restait à transformer l'essai avec ce premier LP. Voilà cinq raisons qui justifient d'aller écouter ce Vieux frères -Partie 1.

1. La force des textes parfaitement portée par un flow incandescent. La relative naîveté qui se dégage de certaines paroles est vite oubliée, tant tout est chanté/parlé avec les tripes. Jeunesse Talking Blues, morceau nihiliste, séduit par la montée en puissance et ce flow au rythme fou. Dans la même veine, la rage qui transpire de Voyous rend mal à l'aise et touche par sa justesse.

2. Des univers instrumentaux qui s'enrichissent et tentent de se diversifier. Il est évident que l'intérêt de Fauve réside avant tout dans les textes, néanmoins certains morceaux séduisent par leur instrumentation. L'exemple le plus frappant pour moi est Requin -Tigre où la voix enregistrée s'oublie vite, face à un post-rock assez beau avec ce joli piano. On pourra aussi retenir la guitare électrique de De ceux, aussi discordante que cette envie de révolte.

3. De vrais moments de poésie. Infirmière est juste superbe et met à nu en toute simplicité le besoin de se sentir exister à travers le regard de la femme aimée. Le refrain et ses choeurs est touchant et le surprenant chant final ouvre un vaste champ de perspectives.

4. Une diversité au niveau du chant. La voix féminine de Tunnel ou le très bon featuring de Georgio dans Voyous convaincent assez. Ce dernier titre, qui reprend la mélodie d'Op. 100 de Schubert et qui réveillera le souvenir de Barry Lindon de Kubrick chez certains, montre la richesse à se rapprocher d'un univers plus hip-hop.

5. Un certain apaisement sur la fin de l'album qui n'est pas dénué de charme, même si Fauve rime davantage avec révolte à mon sens.

 

 

Morceaux préférés:     5. Infirmière

                                      1. Voyous

                                      3. Jeunesse Talking Blues

                                      6. De ceux

 

 

 

 

Note :  8 / 10

 

Sylphe

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