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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 11:43
      En 2005, comme beaucoup d'autres, j'ai succombé corps et âme face à la douceur mélancolique teintée d'électro de Happiness. Un album magnifique porté par des titres sublimes que j'ai fredonnés plus d'une fois, je pense à Weeping Willow, Sleeping Song et Tears coming home entre autres. Album qui avait été confirmé par une prestation live aux Primeurs de Massy.
   Quatre ans plus tard revoilà notre natif des Yvelines qui n'a pas pour autant chômé entre temps. Quelques collaborations cinématographiques, un mariage avec Agnes Montgomery (rubrique people lol) qui a créé la pochette de ce nouvel opus, Evenfall. Une vie partagée entre la France et Philadelphie, les Etats-Unis des Animal Collective, Sufjan Stevens et consorts.
    Première écoute, premières remarques. Toujours cette voix fragile à la Robert Wyatt ou Thom Yorke qui cependant paraît s'affirmer encore plus. L'accompagnement à prédominance électro a quelque peu laissé place à une instrumentation plus riche. Le classique du piano s'accompagne des cordes, des cuivres, on sent une volonté de travailler les arrangements comme un Beirut ou un Sigur Ros.(wouahh je le gâte avec les comparaisons là). Contrairement au premier album, je trouve aussi qu'il n'y a pas véritablement de titres qui s'imposent par rapport aux autres.
    Les écoutes suivantes vont diffuser la puissance poétique et évocatrice de cet album en moi. S'il n'atteint pas la plénitude du précédent, ce second album est néanmoins superbe. Après une introduction tout en douceur et simplicité, la voix s'alliant au seul piano (1.Morning Mist), 2.Open Organ nous offre le premier instant de beauté auditive. Une introduction instrumentale tout en retenue portée par les cordes de Bell Orchestre ( side-project de Richard Parry et Sarah Neufeld d'Arcade Fire) et, après 2 minutes, un rythme assez pop qui s'accélère et un chant qui monte très haut. On notera cette propension à favoriser les montées en puissance à la moitié des titres (4.Awakening).
  Le deuxième instant de plénitude nous est offert par 5.The Border. Accompagnement simple, Thom Yorke réincarné. Impression d'écouter un morceau du Radiohead de la bonne époque. Le petit intermède à base de choeurs 6.New York à peine fini, 7.Battle nous replonge dans la lignée de The Border. Même recette, même succès...
  L'album coule doucement vers le soir, 9.Midnight et 10.High Green Grass nous offrant deux instants de douceur plus nocturne.
  A n'en pas douter Schuller confirme qu'il est un artiste atypique qu'il ne faut pas perdre de vue. Vivement le festival des trois éléphants!



En cadeau le superbe titre Tears coming home en live




8  ,   75 /  10

Sylphe

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commentaires

Manue 22/06/2009 21:30

Festival qui a lieu à Laval du 23 au 25 juillet 2009. Surtout n'hésitez pas à venir nombreux !! Et merci pour la publicité.http://www.les3elephants.com/programmation.php

MG 21/06/2009 09:49

Quel plaisir d'être sur votre site et découvrir ce que vous nous proposez... Les textes critiques tout comme les choix musicaux sont excellents. Je déclare votre blog d'utilité publique !

Sylphe 21/06/2009 11:39


Merci de ce compliment nous le recevons humblement et espérons continuer à vous proposer de la musique de qualité. Au plaisir de vous revoir ici.